Coronavirus/Jeux olympiques : Quelle exposition pour les réassureurs ?

Un stade olympique vide

En marge de la présentation de ses résultats annuels, Swiss Re a évoqué son exposition au risque d’annulation lié au coronavirus. Le réassureur a notamment évoqué le cas des Jeux olympiques.

Les Jeux olympiques de Tokyo doivent s’ouvrir le 24 juillet prochain. Mais l’épidémie de coronavirus pourrait remettre en cause la tenue de l’évènement. Le président du CIO, Thomas Bach, se donne 4 semaines pour décider de l’avenir des Jeux olympiques de 2020. Si ce ne dernier affirme que « l’annulation n’est pas à l’ordre du jour », car « elle détruirait le rêve olympique de 11.000 sportifs des 210 Comités nationaux olympiques, de l’équipe des réfugiés et des sportifs paralympiques », le scénario reste sur la table.

Pour un tel événement, au retentissement planétaire, le sinistre en cas d’annulation serait particulièrement lourd. Ainsi, à l’occasion de la présentation de ses résultats annuels, Swiss Re a affirmé être exposé à hauteur de 250M de dollars (232M d’euros) au risque d’annulation. « Nous estimons que tous ces impacts potentiels sont entièrement gérables à ce stade », a précisé John Dacey, directeur financier du réassureur.

Entre 12 et 14M d’euros de primes

Selon les rapports annuels du comité olympique, le CIO a dépensé quelque 14,384M de dollars de primes d’assurance « pour annulation des jeux » en 2016 et 12,791 en 2018. Selon des analystes de Jefferies cités par Reuters, le montant assuré des Jeux Olympiques avoisinerait les 2Mds d’euros. Cette somme comprend également les droits télévisés.

Fin février, Torsten Jeworrek, membre du conseil d’administration de Munich Re avait déclaré qu’il couvrait également en assurance annulation les JO de Tokyo. S’il n’a pas livré de chiffre précis, il a évoqué « plusieurs centaines de millions d’euros d’exposition ».

Enfin, Swiss Re a affirmé détenir une part de marché mondiale de 15% pour la couverture annulation d’évènements. Reste désormais à savoir si les contrats prévoient les cas d’annulations liées aux pandémies.