“Avec le big data, les assureurs doivent être régulés par l’État”, Mark Allen

VIDEOS – Mark Allen un des fondateurs de Corticon-Progress et spécialiste des systèmes de gestion de règles métier, a accepté d’analyser le big data et l’état du marché de l’assurance. 

Selon le spécialiste américain Mark Allen, les assureurs savent traiter les données personnelles, le big data ne vient donc rien bousculer dans ce sens. Cependant, ce qui change avec le big data c’est le volume des données à traiter. Effectivement, avec la multiplication des applications et objets connectés les flux de données à traiter sont démultipliés.

Cependant, bien qu’ils soient confrontés à ce nouveau défi de gestion des flux de données, selon le spécialiste américain, les assureurs français ont bien compris les enjeux du big data et y sont plus sensibles que le reste des Européens.

Par ailleurs, de manière générale les assureurs doivent se servir du big data pour mieux gérer et innover dans l’élaboration des nouveaux produits. Le big data est une opportunité pour adapter les produits aux besoins des assurés.

 

Le profilage qui sera rendu possible par les objets connectés doit cependant être contrôlé dans une certaine mesure. Selon Mark Allen, les assureurs doivent pouvoir avoir accès à toutes les données dont ils ont besoin, mais l’État doit s’assurer qu’il n’y ait pas de discriminations majeures. En revanche, un contrôle fort des données personnelles comme il existe en France peut enrayer la dynamique d’innovation, estime le spécialiste. Les risques sont réels et un contrôle adapté doit être mis en place.

Pour être capable de pouvoir se servir de ces nouvelles technologies et bien exploiter ces nouvelles données, il faut avoir les outils adaptés qui puissent analyser tout cela de façon adapter et plus rapide. Selon Mark Allen “C’est une chose doit mon objet connecté et de me servir de ces données dans un but personnel, mais c’est complètement différent d’exploiter ces données de façon à renvoyer des informations traitées aux assurés, aux assureurs et à l’assurance maladie.”