Assurance emprunteur : La délégation reste méconnue du grand public

De la Loi Hamon, le grand public semble mieux appréhender la résiliation auto et habitation, bien aidé par le matraquage publicitaire qu’il subit. En revanche, la délégation d’assurance emprunteur reste plus confidentielle.

Selon un sondage pour Metlife France, seuls 47% des Français sont au courant qu’ils peuvent changer d’assurance emprunteur une fois le crédit immobilier signé et les fonds débloqués.

« C’est un sujet dont on discute beau- coup entre assureurs, mais qui fait peu l’objet de communication vis-à-vis des consommateurs », souligne Doria Cherkaski, directrice marketing et communication de MetLife France. La méconnaissance de la Loi Hamon en est l’illustration. Seules 33% des personnes interrogées en ont entendu parlé.

Pourtant, le marché commence à bouger. Dans un sondage Assurland publié le 1er septembre, 26% des répondants affirmaient avoir fait jouer la loi Hamon pour une économie réalisée de 1.000 euros sur le montant total de leur crédit. Mais pour l’essentiel, le recours à la délégation découle essentiellement du contexte économique.

« Avec la baisse des taux de crédit, le poids de l’assurance dans le coût final de l’emprunt paraît proportionnellement plus important. Les emprunteurs sont par conséquent plus enclins à faire jouer la concurrence », indique Doria Cherkaski. Le grand public demeure largement préempté par les banques. les contrats groupes proposés par les établissements bancaires représentent encore environ 85% du marché. La concurrence est plus ouverte sur les marchés de niche tels que ceux des séniors, des métiers à risque ou des pathologies graves. « Des marchés sur lesquels nous nous sommes positionnés comme acteur complémentaire des banques », conclut Doria Cherkaski.