Assistance : L’été a été chaud pour Mondial Assistance

Malgré la météo capricieuse, les difficultés économiques et les troubles politiques à l’étranger, les Français se sont déplacés massivement.

L’été fournit toujours des anecdotes étonnantes d’interventions d’urgence aux assurés. “Nous sommes allés porter assistance à un client en panne de voiture à Irkoutsk, en Sibérie orientale, il avait traversé toute l’Europe en voiture…“, raconte Pascal Fanton, directeur des opérations chez Mondial Assistance (Allianz Global Assistance). Une intervention révélatrice de la tendance des Français à privilégier le voyage en voiture en période de difficultés économiques.

L’assisteur qui fait le bilan de sa période estivale, constate avec un certain étonnement que les Français n’ont pas du tout renoncé à partir en vacances. Il a enregistré une croissance de 10% de ses demandes d’interventions automobile, comparable à l’année dernière et une demande toujours soutenue pour de l’assistance médicale à l’étranger avec notamment 350 patients rapatriés. “Nous aurions pu penser que les Français n’allaient pas beaucoup bouger, compte tenu de la baisse du pouvoir d’achat, de la pression fiscale, d’une météo en berne et des troubles à l’étranger dans les pays du pourtour méditerranéen“, affirme Pascal Fanton.

Pic de 30% d’activité fin juillet

Les vacanciers n’ont pas évité la Turquie, la Grèce, l’Espagne et choisit d’aller au Maroc. Quatre des six pays où les demandes de secours ont été les plus importantes. Les États-Unis constituent aussi une destination très appréciée. Sur les routes, Mondial Assistance a éprouvé à grande échelle son système de missionnement automatique pour trouver le dépanneur le plus proche disponible soit 100.000 dépannages réalisés pour 179.000 interventions automobile au total.

Avec une activité qui n’a pas fléchi, le leader de l’assistance s’est même laissé surprendre par une surcharge d’activité à la fin juillet lorsque de gros orages sont venus compliquer les choses. Ses services ont dû répondre à une hausse de 30% des demandes par rapport à la même journée de l’année précédente alors qu’ils sont plutôt équipés pour absorber des pics de 10 à 15%. Il a ainsi fallu traiter jusqu’à 2.000 appels par heures au plus fort de cet été.

CP_FlickrCC