ANI : La Macif entre dans la bataille (Vidéos)

La Macif a dévoilé sa stratégie dans le cadre de l’ANI a moins d’un an de la généralisation de la complémentaire santé. Elle est résolument portée vers les réseaux autour d’un produit modulaire.

La bataille de l’ANI se joue sur deux fronts. Le premier concerne évidemment la santé collective, la base de la généralisation de la complémentaire santé. Mais il est très peu rentable et doit avant tout servir à ouvrir une brèche sur le second front, celui de la santé individuelle. Car les poches de rentabilité sont à chercher de ce côté.

Sur un marché aux marges tendues, la Macif a donc défini une grille tarifaire basée sur différents critères tels que la localisation géographique et l’âge des collaborateurs dans l’entreprise.

La Macif, comme beaucoup d’acteurs ont pris en compte cette donnée. Cette dernière sort d’ailleurs un produit hybride comprenant 6 niveaux en assurance collective et 5 en individuelle pour compléter l’offre retenue par le chef d’entreprise. “La modularité a son sens sur un marché à vocation hybride” souligne Jean-Michel Courtant, directeur marketing et développement à la Macif Mutualité. Tous respectent le cadre des contrats responsables qui permettent de bénéficier d’avantages fiscaux.

L’offre se limitera à ce cadre législatif. Le groupe Macif ne prévoit pas de sur-complémentaire “pour des raisons éthiques” avance Jacques Chemarin, président de Macif Mutualité. “On ne peut pas dénoncer les dépassements d’honoraires d’un côté et les encourager de l’autre”.

Pour distribuer son offre, la Macif sort l’artillerie lourde. En plus de son réseau de 530 agences et de ses 100 téléconseillers dédiés au collectif, elle compte s’appuyer sur les 2.200 courtiers, dont 1.000 dédiés à l’assurance collective du réseau de SMAM Mutuelle. “Le maillage territorial est crucial dans le cadre d’un marché de proximité. Le courtage de ville nous permet de le renforcer” indique Fred Vanias, directeur du pôle santé/prévoyance du groupe Macif. La mutuelle interviendra également en marque blanche. Elle sera en effet assureur et gestionnaire des contrats collectifs distribués par la BPCE.

Sans donner d’objectif chiffré, la Macif compte bien avoir sa part du gâteau, d’autant qu’une partie de son portefeuille est susceptible d’être touchée par le transfert de marché induit par la mise en place de l’ANI.

Consulter notre dossier sur l’ANI à moins d’un an de la généralisation.