3 questions à Serge Paillaugue, Directeur général de Groupama Assurance Crédit

    1. GROUPAMA ASSURANCE-CRÉDIT AU SIAL, POURQUOI ?
    Au premier rang des salons mondiaux, le SIAL constitue pour nous un rendez-vous incontournable, avec 90% de notre portefeuille constitué d’entreprises du secteur agro-alimentaire.
    En tant qu’assureur-crédit spécialisé, au cœur de la relation client-fournisseur, nous apprécions de pouvoir y rencontrer nos assurés mais aussi les clients de nos assurés.
    En effet, c’est sur la solidité de ces derniers que portent nos garanties. Le poste clients représentant 40 % du total de bilan, il constitue donc, de par son importance, un actif à protéger prioritairement grâce à l’assurance-crédit.

    2. COMMENT GROUPAMA ASSURANCE-CRÉDIT PERÇOIT-IL AUJOURD’HUI SON RÔLE D’ACCOMPAGNATEUR DE LA FILIÈRE AGRO-ALIMENTAIRE ?
    Notre rôle d’assureur-crédit spécialisé se traduit par des offres sur-mesure particulièrement adaptées aux entreprises agroalimentaires.
    Elles sont par ailleurs souvent négociées en amont avec les filières elles-mêmes : céréales, vin, viande…, pour mieux prendre en compte leurs spécificités et leurs besoins.
    Voilà pourquoi des clients de toute taille nous font confiance, du petit producteur local à l’entreprise internationale exportatrice sur des destinations à risque. Ils trouveront dans notre gamme de garanties une solution appropriée élaborée ensemble.
    Cette proximité et cette expertise nous permettent d’offrir par ailleurs une information de qualité au fil du temps, comme en témoigne la publication de la plaquette «Défaillances d’entreprises » présentée au SIAL le 21 octobre prochain.
    Par exemple, nous avons pu voir pour la période 2007-2008 la confirmation d’un taux de défaillances plus élevé en agroalimentaire que dans le reste de l’économie.

    3. DANS LE CONTEXTE ACTUEL DE CRISE DU CRÉDIT, QUELLES RÉPONSES APPORTE GROUPAMA ASSURANCE-CRÉDIT EN TERMES DE COUVERTURE DES ENCOURS ?
    Tout en étant moins sensible aux cycles, le secteur agroalimentaire est structurellement particulièrement exposé à la crise du crédit : il a des besoins en fonds de roulement importants du fait notamment des stocks, nécessitant des financements plus importants. Dans cette situation, en dépit de bons fondamentaux, des entreprises dynamiques ayant récemment investi peuvent rapidement se retrouver à cours de liquidités.
    Le choix des clients, au cœur du métier d’assureur-crédit, doit tenir compte de ce contexte. En tant qu’assureur spécialisé, notre expertise sur ces filières nous permet de mieux accompagner les entreprises qui nous font confiance en dialoguant avec elles au plus près, surtout en cette période agitée.
    J’insiste sur l’importance de la relation client, et tout spécialement sur le cadre juridique dans laquelle elle s’exerce. Ce dernier va fortement évoluer avec la loi de modernisation de l’économie (LME) qui entrera en application au 1er janvier 2009. Citons par exemple la nécessité d’adapter les conditions générales de vente à chaque client ou le raccourcissement des délais de paiement, ce qui peut conduire à une fragilisation de certains acteurs de la filière.