SI / IT : 45 % des entreprises d’assurances sont en retard pour la gestion de leurs données dans Solvabilité II

Selon une étude de l’éditeur de solutions décisionnelles SAS, les entreprises du secteur maîtrisent leur approche globale pour adapter leur système d’information à Solvency II mais rencontrent de grosses difficultés pour mener à bien ces chantiers. En cause : l’hétérogénéité des SI et une sous estimation de l’ampleur du défi.

D’ici quelques mois, l’Autorité de Contrôle Prudentiel commencera son état des lieux sur l’intégration de Solvency II par les assurances et les mutuelles. Or, à en croire une étude de SAS, 45 % des entreprises concernées aurait pris du retard dans l’adaptation de leur système d’information à ce nouveau standard prudentiel. « Le marché français a décollé plus tard et moins vite qu’ailleurs en Europe » constate Alexandre Kurtz, responsable des solutions Risk chez l’éditeur. « Il y a un risque de sous estimation de l’impact technique et organisationnel de la qualité des données » s’inquiète Loïc Bazillaud, responsable commercial de son centre d’excellence, qui pointe les contraintes inhérentes aux systèmes d’information des entreprises. En clair : leur informatique sédimentée de programmes hétérogènes et obsolètes, rend délicate toute évolution majeure de son architecture.

60 % des entreprises sondées maîtrisent l’approche globale du défi à relever, mais leurs responsables informatiques peinent à mener à bien l’implémentation, faute d’en connaître tous les process. Et ce, à en croire SAS, en raison d’une direction ou d’un département exclusivement dédié à cette migration, d’où les obstacles rencontrés pour l’intégration et le déploiement des solutions opérationnelles et techniques.

« Deux voies sont possibles pour réussir : la constitution d’un entrepôt de données dédié, abritant aussi les outils de reporting, ou l’agrégation de briques logicielles spécifiques. Mais cette dernière option peut se révéler plus longue et plus coûteuse » prédit Alexandre Kurtz.