Risk management : cyber-risque et risque politique inquiètent de plus en plus

Selon le 4e baromètre des risques d’Allianz Corporate & Global Solutions, le cyber-risque inquiète de plus en plus les risk managers. Comme en 2014, la perte d’exploitation et l’interruption de la chaîne logistique reste en tête.

En 2015, les 500 risk managers interrogés par Allianz GCS ont placé le cyber-risque a la 5 place de leurs inquiétudes (17%). En 2014, ce dernier pointait à la 8e place du même baromètre. L’infographie ci-dessous vous montre le classement des risques selon les citations des risk managers interrogés par AGCS.

Pour la troisième année consécutive, le risque de perte d’exploitation arrive en tête. AGCS l’explique par un coût plus important que les simples dégâts matériels. “La demande d’indemnisation pour perte d’exploitation atteint en moyenne 1,36 million de dollars (1,17M d’euros), dépassant de 32 % la moyenne des demandes d’indemnisation directement liées aux dégradations matérielles” indique l’étude.

“Ne pas sous-estimer le facteur humain”

Deux grands changements viennent bouleverser le classement d’AGCS. En premier lieu, le cyber-risque. Ce dernier fait son entrée dans le top 5 avec 17% de citations contre 12% l’année passée. Pourtant, le baromètre relève que 73% des répondants sous-estiment les conséquences d’une cyber-attaque ou d’une panne informatique. Jens Krickhahn, directeur lignes financières d’AGCS pour la région Allemagne et Europe Centrale rappelle d’ailleurs de ne pas oublier le facteur humain dans cette problématique. “Il ne faut pas non plus sous-estimer le facteur humain, car les employés peuvent également provoquer des crises de sécurité informatique, qu’elles soient accidentelles ou délibérées.”

A noter qu’en France, le cyber-risque n’arrive qu’en 10e position, alors qu’en Allemagne, il est cité en 2e position par les risk managers. Dans l’Hexagone, les principales sources d’inquiétudes concerne la perte d’exploitation, les catastrophes naturelles et les défauts de qualité. Les deux premières sont liés puisque les cat’nat ont impact sur l’activité des entreprises, soit parce qu’elle sont touchée directement, soir parce qu’un de leurs fournisseurs a subi un sinistre.

Le second bouleversement de ce baromètre concerne le risque politique qui a cru de 9 points en un an. L’année 2014 a été marquée par une actualité internationale très agitée, notamment en Ukraine. Comme le montre la carte ci-dessous, en Ukraine, ce risque arrive très largement en tête des citations des risk managers, devant la fraude et la corruption.

Non loin de là, en Russie, il pointe à la 3e place du classement.

Sur la carte ci-dessous, vous pouvez visualiser les trois principaux risques dans 16 pays.