Rachat Axa APH : La banque NAB étudie “toutes les options” après le rejet de son offre

La National Australia Bank (NAB), dont l’offre de 12,2 milliards de dollars américains pour la reprise d’Axa Asia Pacific Holding (Axa APH) a été rejetée par le gendarme australien de la concurrence, a indiqué dimanche étudier “toutes les options”.

L’autorité australienne de la concurrence (ACCC) a rejeté jeudi l’offre de National Australia Bank (NAB), estimant que la proposition de NAB de se séparer de certains actifs, après un premier rejet de la transaction en avril, ne suffisait pas à lever les craintes concernant des risques de position dominante en Australie dans la gestion d’actifs.

Les analystes s’attendent de leur côté à ce que NAB abandonne son projet, devant la baisse de la valeur de Axa APH, filiale de l’assureur français Axa, depuis l’offre initiale, mais dimanche le porte-parole de la banque a indiqué que NAB étudiait différentes options. “Nous étudions toutes les options”, a-t-il indiqué sur la télévision ABC. “C’est la chose la plus sensée à faire, prendre le temps et réfléchir et nous prendrons une décision dans les prochains jours”, a-t-il déclaré.

Selon M. Tucker, NAB a fait “beaucoup” pour répondre aux demandes de l’autorité de régulation, se disant “déçu” après le deuxième refus de l’ACCC. “Nous avons été déçus par ce refus”, a-t-il déclaré.

L’ACCC avait bloqué l’opération en avril, mettant en avant un risque de position dominante de NAB, quatrième banque australienne, dans la gestion d’actifs en Australie. Le régulateur avait accepté de réexaminer la situation si Axa APH se séparait de sa plateforme d’investissement North et la cédait au groupe de services financiers IOOF Holdings Limited.

Mais, jeudi, le régulateur a indiqué qu’une “majorité” des acteurs de l’industrie consultés s’inquiètent encore du fait que la cession de North “n’offre pas les conditions d’une concurrence efficace”.

Par cette transaction annoncée en mars, NAB souhaitait acquérir 100% d’Axa APH, dont elle comptait céder à Axa 100% des activités asiatiques pour garder, pour l’essentiel, les activités australiennes et néo-zélandaises.

Sydney, 12 sept 2010 (AFP)