Marchés / IT : L’assurance penche pour le prélèvement automatique

Plébiscité par les consommateurs et les commerçants pour sa simplicité, le prélèvement automatique souffre des réserves des banques à son égard. Ces dernières lui reprochent des failles de sécurité.

C’est un triomphe : le prélèvement automatique séduit près de 93 % des français, d’après une étude CSA pour l’éditeur de solutions de paiement SlimPay. Ils sont même 70 % à l’employer pour régler leurs primes d’assurance, contre seulement 60 % pour s’acquitter de leurs impôts. « Les consommateurs l’adoptent car il facilite le règlement de dépenses récurrentes, et s’apparente parfois à un crédit » pointe Jérôme Traisnel, président et co-fondateur de SlimPay. « L’assurance et la prévoyance l’encouragent car il est plus simple, plus rapide et plus sur que le chèque » poursuit-il.

Mais il n’est pas encore sûr à 100 % comme l’explique Jérôme Traisnel : «Il s’écoule un délai de cinq jours au mieux entre la souscription et le moment ou l’assureur sera crédité. Entre temps, le compte du débiteur peut se révéler insuffisamment provisionné et la banque peut rejeter le paiement. Il faut donc sécuriser cette zone grise, qui joue aussi sur la date de départ de la couverture souscrite ». D’où un premier paiement par carte bancaire au moment de sa mise en place.

La solution piaffe dans les cartions de l’EPC (European Payment Coucil), l’organisme éditeur de la norme de paiement communautaire SDD (SEPA Direct DEBIT) Core. Son successeur, SEPA Core 1, réduira cette ‘zone grise’ à une seule journée de compensation. Voire moins, puisque le déclenchement de l’autorisation de paiement peut aussi se faire en temps réel, à en croire SlimPay, procurant ainsi aux créanciers une assurance Impayés dès le premier jour.

A condition que les banques européennes adaptent leurs procédures à ce nouveau standard. Or, à en croire Jérôme Traisnel, elles seraient plutôt enclines à faire traîner les choses afin « de ne pas léser les très rémunérateurs paiements par carte ». Au risque de brider le développement de leurs filiales assurance ?