Marché : Les risques sociaux représentent 1/3 de l’activité de l’assurance

INFOGRAPHIES – Une étude de la Dress s’attarde sur la couverture des risques sociaux par les organismes sociaux. Il ressort que ces derniers ont représenté 66Mds d’euros de primes en 2013, soit un tiers de leur activité.

Sur les 220,5Mds d’euros de primes collectées en 2013 par les organismes d’assurances, 66Mds d’euros l’étaient au titre des risques sociaux, dont la définition est donnée par la règlement européen n°458/2007 : “La protection sociale désigne toutes les interventions d’organismes publics ou privés destinées à soulager les ménages et les particuliers de la charge d’un ensemble défini de risques ou de besoins, à condition qu’il n’y ait ni contrepartie, ni arrangement individuel en cause. Par convention, la liste des risques ou besoins susceptibles de donner lieu à la protection sociale est la suivante : maladie/soins de santé, invalidité, vieillesse, survie, famille/enfants, chômage, logement, exclusion sociale non classée ailleurs.” Sur les primes collectées par les organismes d’assurance, les frais de soins arrivent largement en tête (34,7%).

Sur ce segment de marché, les sociétés d’assurance se taillent la part du lion avec près de la moitié des primes collectées, devant les mutuelles et les institutions de prévoyance.

Dans le détail, les mutuelles dominent sur les complémentaires santé, quand les sociétés d’assurance écrasent toute concurrence en matière de retraite, préretraite et indemnités de fin de carrière. Elles sont également devant en décès et en autres dommages corporels.

Le marché s’avère en outre rentable puisque pour un euro collecté, le secteur de l’assurance 75 centimes d’euros, soit un ratio sinistres sur prime de 75%. En 2013, les assureurs ont en effet versé 49,7Mds d’euros, soit 28,4% des prestations versées par l’ensemble du secteur en 2013. A noter toutefois, comme le relève l’étude, “la quasi-totalité des prestations versées par les institutions de prévoyance et les mutuelles couvrent des risques sociaux. En revanche, seules 15 % environ des prestations versées par les sociétés d’assurance couvriraient un risque social : leur activité dominante en termes de prestations correspond à de l’assurance vie, en majorité hors du champ des risques sociaux.”

Dernier enseignement de cette étude, la couverture des risques sociaux se répartit de manière égale entre entre les contrats collectifs et les contrats individuels. Des différences restent toutefois notables selon les acteurs – les IP voient ainsi leurs portefeuilles majoritairement composés de contrats collectifs – et selon les risques.