Les courtiers sont trop peu connus des Français

    Alors que débutent aujourd’hui les « Journées du Courtage », un sondage IFOP commandé par Zerba Communication, l’organisateur de l’évènement, montre que les courtiers sont peu connus des Français. Seul point positif, ils apparaissent comme les seuls à pouvoir proposer des tarifs attractifs à leurs clients.

    Les courtiers se retrouvent les 22 et 23 septembre pour la 8e édition des journées du courtage.
    Cette rentrée est une nouvelle fois l’occasion de faire se rencontrer courtiers, compagnies d’assurance et mutuelles dans la préparation de l’année 2010.
    Mais il manque quelqu’un pour que la fête soit complète : le public. Car les courtiers souffrent d’un manque criant de visibilité auprès du grand public. Selon un sondage IFOP commandé et diffusé à l’occasion des Journées du Courtage, les courtiers sont méconnus du public, et donc, des clients.

    Leur seul fait d’arme est d’être très bien considéré quand il s’agit de proposer un tarif intéressant. Ils sont alors cités par les sondés à 30% (contre 8% pour les agents généraux et 31% pour les salariés des mutuelles). Par contre, un Français sur trois admet connaître les spécificités et avantages des courtiers d’assurances. Point positif, dans ce tiers, 55% estiment qu’ils ont une bonne image, 1 point au dessus des agents d’assurance, mais encore loin des salariés des mutuelles qui remportent tous les suffrages.
    Mieux, parmi les connaisseurs du monde de l’assurance, les courtiers mobilisent presque 3 sondés sur 4. Le problème, vous l’aurez compris, vient bien des consommateurs, plus habitués à traiter avec les salariés des mutuelles ou les agents généraux.

    Pourtant, les Français affectionnent le lien avec « leur » assureur, qu’il soit agent, conseiller ou courtier. Ainsi, si 60% des Français ont une bonne image des assureurs, ils sont 84% à avoir une bonne image de « leur » assureur.
    De plus, 20% des Français classés en CSP+ admettent avoir chercher de l’information en matière d’assurance chez un courtier. Le score est d’autant plus valorisant que l’enquête a été réalisée en ligne auprès d’un public d’internaute, plus facilement enclins à s’informer sur le web.

    L’achoppement, pour les courtiers spécialisés en assurance vie surtout, vient également de l’image encore forte des salariés de banque en matière de placement. La confiance est, à 67%, pour le banquier contre seulement 8% pour un assureur.

    Une piste, néanmoins, subsiste pour les courtiers. Les assureurs souffrent également d’une mauvaise image en particuliers lorsqu’il s’agit d’être « digne de la confiance des consommateurs » ou de faire « preuve de transparence » puisque les sondés ont affirmé ne pas être d’accord avec ses propositions à 55 et 70% respectivement. De même, seuls 58% des clients estiment que les assureurs sont à l’écoute de leurs clients. Des points que les courtiers pourraient placer encore plus au cœur de leur profession.