Les assureurs et réassureurs les plus influents montent au créneau avant la réunion du G20

    Dans une lettre adressée aux ministres des finances des 20 pays composant le G20, qui doivent se réunir les 7 et 8 novembre à St Andrews (Écosse), l’Association de Genève, groupement international des 80 principaux assureurs et réassureurs, rappelle les spécificités de l’assurance dans la finance mondiale.
    « L’Association de Genève appelle à une supervision complète et coordonnée des groupes d’assurances, sous la direction d’un superviseur de groupe » peut-on notamment y lire.

    Le texte, en six points, tient à marquer la place de l’assurance dans l’économie mondiale.
    L’Association de Genève rappelle ainsi que l’assurance a « dans son ensemble, bien résisté à la crise », et que les assureurs et réassureurs « n’ont pas attendu pour tirer les leçons de la crise et sont déterminés à poursuivre leurs efforts, notamment dans le renforcement de leur gestion du risque face à des conditions de marché évolutives ».

    En filigrane, les 80 assureurs et réassureurs mondiaux regroupés dans cette association entendent placer des superviseurs spécifiques dans la surveillance « macroprudentielle ». En d’autres termes, il devient nécessaire pour eux de distinguer la banque et l’assurance dans le mécanisme de supervision pour que celui-ci soit « efficace ». Ils demandent donc que soit pris en compte les spécificités de l’assurance, « pour bien mesurer les risques potentiels, notamment systèmiques ».

    La lettre revient également sur les « exigences de capital exagérément prudentes ». « Les business models et caractéristiques fondamentales diffèrent de ceux de la banque » argue-t-elle en demandant que les propositions de régulations distinguent bien les deux secteurs. La crise a montré que le secteur de l’assurance s’en était bien tiré sans qu’il y ait eu besoin, dans l’ensemble, d’imposer des exigences de capital très fortes.

    Enfin, l’Association de Genève apporte son soutien au G20 pour la mise en place d’un cadre de régulation et de supervision au niveau international, dans le but de garantir la libre concurrence et éviter l’arbitrage réglementaire. « Il faut clairement plus de coordination et d’échanges d’information entre les superviseurs et spécialement au niveau mondial » demande le groupement, affirmant par ailleurs se tenir prêt pour à contribuer au débat et à rencontrer les instances internationales sur le sujet.