International : KBC prévoit un impact de la régulation en Hongrie sur ses résultats

Le bancassureur belge KBC a averti mardi que ses résultats au deuxième trimestre seraient affectés par une nouvelle loi hongroise qui l’obligera a réaliser des provisions supplémentaires à hauteur de 162M d’euros.

A travers cette nouvelle loi, le gouvernement hongrois prévoit notamment d’obliger les banques à apporter des compensations aux clients après des augmentations unilatérales des taux d’intérêt.

Dans un communiqué, “KBC Groupe informe les marchés et les parties prenantes du fait que la nouvelle loi votée le 4 juillet par le parlement hongrois – et qui sera applicable à l’ensemble du secteur bancaire hongrois – aura une incidence sur ses résultats du deuxième trimestre 2014“.

Le groupe explique que “le champ d’application de cette loi inclut les crédits retail en devises et en forints“. Notamment, “si des crédits aux particuliers sont libellés dans une devise étrangère, l’utilisation de marges de taux d’intérêt étrangers est annulée et les écarts de taux vendeur/acheteur applicables aux crédits en devises étrangères doivent par conséquent être corrigés avec effet rétroactif“.

En conséquence KBC, présent en Hongrie à travers sa filiale K&H Bank, constituera “des provisions nettes supplémentaires à caractère unique de quelque 162M d’euros avant impôts au deuxième trimestre 2014“. Mais “il pourrait y avoir un impact supplémentaire d’environ 70M d’euros avant impôts“.

KBC, qui indique que la Hongrie est un de ses “marchés clés“, insiste sur le fait que “même après la constitution de ces provisions, K&H conserve une position de capital appropriée et conforme aux exigences en matière de capital posées par la Banque nationale hongroise“.

Au vu du ratio prêts/dépôts, elle est la plus liquide des grandes banques hongroises” et elle “reste fortement engagée à l’égard de ses clients hongrois et n’envisage pas de changer sa politique commerciale“, insiste le groupe.

La nouvelle loi s’inscrit dans une série de mesures, principalement fiscales, prises en Hongrie et visant des secteurs économiques souvent dominés par des sociétés étrangères. Depuis l’arrivée au pouvoir du Premier ministre Viktor Orban en 2010, cette politique a déjà été appliquée aux télécommunications, à la distribution, à l’énergie et aux médias.

Bruxelles, 8 juillet 2014 (AFP)