Entreprise : Entre populisme et terrorisme, les risques se sont aggravés en 2016

INFOGRAPHIE – Dans sa dernière cartographie des risques politiques, Aon Risk Solutions relève que les effets du populisme et du terrorisme ont aggravé les risques en 2016.

Entre 2015 et 2016, le nombre d’attentats perpétrés dans le monde s’est accru de 14% pour dépasser les 4.000 actes commis. La hausse est encore plus vertigineuse dans les pays occidentaux (+174%). Le Moyen-Orient reste en tête de ce triste palmarès avec 1.752 attaques recensées. Suivent l’Asie-du-Sud (658) et l’Afrique subsaharienne (543 attaques).

« La menace terroriste s’intensifie, touchant de plus en plus de secteurs d’activités dans des pays toujours plus nombreux, usant de modes opératoires toujours plus variés et meurtriers. Les impacts sont multiples : pertes humaines, interruptions d’activité et perturbations dans les chaînes d’approvisionnement », souligne le rapport du courtier. Les compagnies pétrolières et gazières ont été particulièrement touchées. Elles ont concentrées 41% des actes terroristes ayant visé des entreprises en 2016.
Le Nigéria et la Colombie ont été les principales cibles. Selon Aon, les attaques dans le delta du Niger au premier semestre 2016 ont provoqué une chute de 36% de la production de pétrole.

Au-delà du risque terroriste, le rapport pointe le risque de violences politiques grandissant. Pour la deuxième année consécutive, les pays dont l’indice de risque a augmenté (19) sont plus nombreux que ceux dont l’indice a diminué (11). « Les difficultés politiques et économiques rencontrées par les pays émergents impactent leur budget alloué à l’investissement (construction, télécommunication, sécurité, transport, défense) : pour les industriels français qui exportent, cela se traduit par une concurrence accrue et une nécessité de se déployer dans des zones toujours plus instables », estime Ben Heaney, responsable des risques politiques chez Aon France.

Reste que les pays émergents n’ont pas le monopole de l’incertitude politique. « De nombreuses élections se soldent par un résultat inattendu, même si leur impact économique est difficilement mesurable à court terme. L’approche des élections est toujours une période de grande incertitude, notamment pour l’attribution de grands contrats stratégiques à l’export », explique Jean-Baptiste Ory, courtier risques politiques chez Aon france. Le populisme et la montée du protectionnisme sont également des éléments de risques à prendre en compte pour les entreprises, note le rapport.

Les constats relevées par la cartographie du courtier s’accompagne d’une prévision pessimiste pour 2017 « Au final, il y a peu d’espoir de voir la situation s’améliorer en 2017 », note Aon.

Ci-dessous la carte des risques politiques d’Aon pour 2017. Cliquez sur l’image pour la faire apparaître en plein écran

Carte_Risques_Politique_Aon_2017