Edito : Ce qui ne changera pas en 2014 pour l’assurance

Le secteur de l’assurance se trouve placée dans une certaine incertitude pour l’année 2014, qui s’annonce comme une année de changements mais qui conservera quelques sujets immuables.

A la bonne heure ! L’heure du non-changement est arrivée ! Après 18 mois de présidence, François Hollande a révélé une capacité au statu quo assez prononcée et contraire à ce qu’il annonçait dans son programme de campagne. Pourtant, quelques soubresauts ont agité le monde de l’assurance. Nul besoin de revenir sur la complémentaire santé pour tous – dont un fêtera dans deux semaines le premier anniversaire d’une riche actualité pour la presse assurance – ni même sur la loi consommation de Benoît Hamon ou la réforme de l’assurance-vie.

Outre ces changements, beaucoup de choses pourraient ne pas bouger dans cette année 2014.
Commençons par ce qui intéresse nos lecteurs, les relations compagnies – intermédiaires. Le rapport de force semble toujours déséquilibré en faveur des compagnies d’assurances et celles-ci n’entendent pas vraiment lâcher du lest à l’heure ou les frais de distribution doivent être rationalisés. Les commissions des agents, déjà sous pression, vont sans aucun doute survivre dans leurs formes actuelles avec toutefois quelques aménagements inévitables. Nouveaux produits, nouveaux réseaux de garagistes et/ou de soins, nouvelles politiques de gestion de sinistres, les relations resteront tendues.

Entre compagnies et courtiers, là encore, les points de tensions subsistent. Déclassement de certains, rationalisation du nombre de courtier partenaires, recentrage sur des cibles précises à fortes valeur ajoutées, et légèreté, ou plutôt largesses, dans le contrôle des intermédiaires. Le cas Assor n’aurait-il pu donner quelques indices sur les méthodes ?

En termes de composition de marché, l’hégémonie des grands groupes devrait durer. Et pas uniquement dans le code des assurances. La concentration, les partenariats, les structures multipolaires ont de beaux jours devant eux. Mis à part les bancassureurs, tous les organismes ont un pied dans un code et le second dans un autre. Code des assurances, code de la Mutualité, code de la Sécurité sociale sont autant de tiroirs dans lesquels se mélangent tous les vêtements. Ce n’est pas vraiment ce qu’on peut appeler du rangement et de l’organisation simple et claire.

Les bancassureurs justement, continuent à tirer leur épingle du jeu. Innovation, industrialisation des processus, communication décomplexée, présence sur le territoire, partenariats avec les porteurs de risques adéquats, ou, comme vu plus récemment, aspiration à une indépendance de nature à faire trembler un peu plus encore les traditionnels du secteur.

Dans cet inventaire non exhaustif, je ne voudrais pas oublier le secteur “on line” qui va pourtant profondément se modifier les prochaines années, et probablement dès 2014, sur la lignée de 2013. Mais pour autant, les comparateurs ne disparaîtront pas, eux aussi avides de partenariat, le retour de Google semble tout aussi inévitable que la présence en ligne des grandes marques, déjà sur le coup mais encore très discrètes.

Dans ce paysage, souhaitons que la presse assurance, représentée par ses titres professionnels comme par ses pages spécialisées chez les généralistes, gardera la même acuité et la même force, la même obstination et la même indépendance pour vous permettre de suivre les évolutions du secteur.
C’est pour la rédaction de News Assurances Pro, la meilleure façon de vous présenter ses meilleurs voeux pour 2014.