Dépendance : Le Gema réaffirme ses positions

Lors de ses résultats annuels, le Gema a réaffirmé ses positions dans le débat sur la couverture universelle du risque dépendance. Le Groupement des entreprises mutuelles d’assurance reste fidèle à son idée d’inclusion d’une garantie dépendance dans la complémentaire santé.

Inclure une garantie dépendance dans une complémentaire santé pour prendre en charge le risque de perte d’autonomie est la solution que préconise le Gema depuis quelques temps déjà. A l’occasion de la présentation de ses résultats 2010, le Groupement des entreprises mutuelles d’assurance a réaffirmer la crédibilité d’une telle idée, d’autant que le positionnement du Sénat semble aussi aller dans ce sens.

En effet, un rapport de la majorité sénatoriale propose deux pistes de financement du risque dépendance : soit une « formule épargne individuelle », soit la prise en charge de la perte d’autonomie par les complémentaires santé, comme le Gema le préconise. De quoi conforter la crédibilité du groupement dans un débat tous azimuts.

« Depuis le lancement du chantier du financement de la dépendance, ça foisonne d’idées, de tables rondes et de propositions en tous genres. La difficulté c’est de mettre de l’ordre dans l’ensemble des débats pour trouver les bonne clés et les solutions adaptées », déclare Gérard Andreck, président du Gema.

Un désaccord avec la FFSA

Face aux propositions des uns et des autres pour financer ce risque, le Gema reste ferme face au positionnement de son homologue. « La FFSA veut un partenariat public-privé. La difficulté d’un tel projet, c’est l’étiage », explique M. Andreck. « Pour le moment nous n’avons pas été plus loin dans les discussions. S’il y a des divergences, chacun fera sa route », enchérit le président du Gema.

Sur la question de la mise en place d’un système assurantiel obligatoire, l’homme est tout aussi résolu. « Une assurance obligatoire et les conséquences qui en découlent m’ont toujours laissé septique. Si ce système est mis en place, certains acteurs voudront y faire des marges. Peut-on encore parler de solidarité ? », ajoute t-il.

Un calendrier encore difficile à établir

Pour l’heure, le Gema reste prudent quant à une date précise sur l’avancement des débats. En terme de calendrier, Gérard Andreck se dit « perplexe ». « Je pense qu’on ne sera pas dans les temps », ajoute le président, « j’y croyais au début, mais là ça patine » conclut-il.

Enfin, même si les idées du Gema se rapprochent de celles du Sénat, le groupement ne bénéficie pas de « soutien politique formel » pour le moment, mais devrait prochainement rencontrer certains partis politiques à leurs demandes.