Corruption : Un cadre de l’assurance chinoise soupçonné

Une enquête pour diverses infractions a été ouverte contre un cadre de l’organisme public chinois octroyant les crédits à l’export, dernier haut responsable victime d’une vaste campagne contre la corruption, a annoncé dimanche le Parti communiste chinois (PCC).

Dai Chunning, un vice-directeur général de la China Export and Credit Insurance Corporation (Sinosure), “est soupçonné de graves infractions à la discipline et est actuellement sous le coup d’une enquête”, a précisé la
Commission centrale de contrôle de la discipline, gendarme du Parti, sur son site internet.

En 2009, le patron de Sinosure de l’époque, Tang Ruoxin, avait été démis de ses fonctions sous l’accusation d’avoir accepté d’importants pots-de-vin et causé des pertes significatives à l’organisme d’Etat, selon l’agence Chine nouvelle.

Le président chinois Xi Jinping, intronisé en mars, avait affiché son intention de s’en prendre “aux mouches comme aux tigres“, c’est-à-dire aux cadres corrompus de tous niveaux, en jugeant qu’ils représentaient une “menace” pour l’avenir du Parti unique.

Mais selon ses détracteurs, cette campagne a pour l’instant surtout visé des responsables de niveau modeste, ne touchant qu’une poignée de très hauts dirigeants, et les analystes estiment que seule une réforme structurelle du système pourrait permettre de combattre efficacement une corruption endémique.

Jiang Jiemin, directeur de l’agence nationale supervisant les groupes d’Etat, a été jusqu’à présent la figure ayant rang le plus élevé à faire l’objet d’une enquête pour “manquement à la discipline” depuis le début de la campagne.
Tombé en disgrâce avant que celle-ci ne débute, l’ex-ministre du Rail Liu Zhijun avait été condamné en juillet à la peine de mort avec sursis — une sentence habituellement commuée en prison à vie — pour avoir touché 64,6M de yuans (7,76M d’euros) de pots-de-vin.

Pékin, 01 décembre 2013 (AFP)