Climat : Les assureurs français s’engagent

Les assureurs français, par l’intermédiaire de la Fédération française de l’assurance, annoncent prendre une série de mesures en faveur de la lutte contre le changement climatique.

La Fédération française de l’assurance annoncent la mise en place de trois initiatives pour ses membres visant à lutter contre le réchauffement climatique. « La FFA prend acte de la volonté de ses membres de ne plus investir dans les entreprises qui ne renonceraient pas à leur plan de développement de nouvelles centrales à charbon », indique la fédération dans un communiqué. Elle appelle par ailleurs les assureurs à mettre en place une stratégie d’investissement « reposant sur l’évaluation de l’exposition de leurs portefeuilles au charbon et la définition de seuils d’investissement selon des critères de chiffres d’affaires et de mix énergétique charbon ».

Une offre « verte ou responsable » sera par ailleurs proposée par tous les assureurs adhérents de la FFA d’ici à la fin 2018. Il s’agira de proposer pour toute nouvelle souscription d’un contrat un support en UC labellisé climat ou ESG (Environnementaux, sociaux et de gouvernance) à travers les labels Transition Ecologique et Energétique pour le climat (TEEC) ou Investissement socialement responsable (ISR).

Invité de l’Association nationale des journalistes de l’assurance (Anja), Pascal Demurger, directeur général du groupe Maif et vice-président de la FFA, affirmait que 18% des investissements des assureurs étaient socialement responsables. « Au groupe Maif, ils pèsent 82% », a-t-il précisé.

Enfin, la fédération s’associe avec le Medef sur la transparence des données climat. L’ambition est de définit un socle d’informations partagées entre émetteurs et investisseurs, baser sur les recommandations de la task-force on climate-related financial disclosures. Les travaux débuteront début 2018 sur deux secteurs prioritaires que sont l’énergie et le transport.

« Les assureurs agissent concrètement en faveur du climat. Leurs initiatives témoignent de leur mobilisation individuelle et de leur volonté collective de progrès dans le droit fil de l’Accord de Paris », a commenté Bernard Spitz, président de la FFA.