Bonne année… 2009 !

Les premiers chiffres tombent et sont bons. Dans l’assurance, l’occasion des vœux est toujours un moyen de donner quelques chiffres, de rafraîchir les infos et de faire parler de soi.

Les voeux, normalement, sont dirigés vers l’avenir. Bonne année « à venir ». Mais comme souvent, quand les professionnels parlent, les vœux portent un peu plus sur le passé.

En quelques jours, les grandes compagnies, sociétés ou institutions ont présenté leur vœux, donc et parlé beaucoup de l’année 2009.
Parce qu’elle a été bonne, en premier lieu. Parce qu’elle a été même très bonne, que les chiffres d’affaires sont revenus à des niveaux acceptables, que la crise est derrière, que le modèle français est bon, que l’assurance va bien merci pour elle.

Côté assureurs donc, tout va bien. Côté assurés, il faudra leur dire, comme disait la chanson, que tout n’est pas forcément si simple. Qu’une compagnie a réalisé un bon chiffre d’affaires en 2009, mais que les tarifs pour 2010 augmentent.

Il faudra leur dire, que pour une profession qui engrange 9% de hausse de son CA total, ils vont avaler entre 2 et 6% de hausses sur leurs différents contrats.
Il faudrait juste leur expliquer qu’en 2009, l’assurance a vécu sur son modèle « double ». L’assurance-vie d’un côté, l’assurance dommages de l’autre.

Une assurance-vie qui gonfle les chiffres d’affaires, qui se porte au mieux, et une assurance dommages, celle de la voiture, de la maison, de la santé (un peu à part car pas vraiment même si, rattachée à l’assurance de personne, elle est un peu noyée et peu visible) qui gagne un malheureux point et accuse une violente hausse des sinistres.

Les deux métiers de l’assurance, dans l’assurance, ne choque pas. Mais les deux métiers de l’assurance, en-dehors de ce petit milieu, font perdre le dernier soupçon de confiance que les consommateurs pouvaient avoir dans leurs assureurs.

La phrase est toute faite, à tel point qu’elle est banale « Ils font des profits monstres et augmentent nos frais ! »… Ça vous rappelle quelqu’un ?
Mais l’Assurance, monsieur, ce n’est pas la Banque…