Assurance vie : lancement d’une unité de compte en private equity

Le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, a annoncé mardi que les détenteurs d’assurance vie pourraient désormais investir plus facilement dans des fonds de capital investissement dédiés aux PME.

La nouveauté de cette disposition, contenue dans la loi Macron, est que lors du dénouement du contrat d’assurance vie composé de capital investissement, la remise du capital pourra se faire en titres et non pas en liquidités. Une partie du capital est placée dans des unités de compte (UC), qui n’offrent pas de garantie du capital mais sont potentiellement plus rémunératrices que les contrats en euros dont le capital est, lui, garanti.

Jusqu’à présent, lorsque le souscripteur d’un contrat d’assurance vie rachetait son contrat ou décédait, l’assureur avait deux mois pour verser la valeur du capital à l’assuré ou à ses bénéficiaires en liquide. « Cette contrainte était pointée de manière systématique » par les assureurs, a expliqué le ministre de l’Economie lors d’une conférence de presse.

Elle « lui interdit bien souvent de proposer des unités de compte investies en part de fonds, notamment des fonds de capital investissement », a-t-il développé. Avec cette réforme, le risque de liquidités est désormais porté par l’assuré ou son bénéficiaire.

Elle permet « d’investir en capital investissement dans le cadre fiscal de l’assurance vie » et donc « aide à réorienter (l’)épargne française vers le financement en fonds propres » d’entreprises, notamment des PME en croissance, s’est félicité M. Macron, espérant qu’à terme, l’encours de ce type de produits « pourra représenter quelques milliards d’euros ».