AIG : M. Benmosche confiant en remboursement de la dette à l’Etat américain

    Robert Benmosche, nouveau directeur général du groupe d’assurance américain AIG, s’est dit mercredi confiant quant au remboursement par cette compagnie de sa dette à l’Etat américain qui l’a nationalisée de fait à l’automne, dans une interview dans la presse croate.

    “Nous allons déployer ensemble nos efforts et avancer, et nous allons rembourser la dette au gouvernement américain”, a déclaré M. Benmosche, parlant des inquiétudes des 110.000 employés du géant américain, dans une interview accordée à l’hebdomadaire croate Globus.

    “Nous allons essayer de rembourser cette dette le plus tôt possible”, a affirmé M. Benmosche, ajoutant que les résultats de ce travail devraient être visibles “dans une période d’une à trois années”. M. Benmosche, qui assume ses fonctions chez AIG depuis le 10 août, a été interrogé par le journal croate dans sa villa à Dubrovnik, dans le sud de la côte Adriatique croate.

    Interrogé sur les attentes formulées aux Etats-Unis à l’égard du groupe, M. Benmosche a répondu: “Ca va être difficile, mais l’AIG est une grande compagnie, un géant qui peut réussir”. Ancien directeur général de MetLife, un assureur qui a mieux résisté que certains de ses concurrents à la crise financière, entre 1998 et 2006, M. Benmosche a dit à Globus qu’il se rendrait aux Etats-Unis le 7 septembre.

    “Je crois avoir suffisamment d’habileté et d’expérience pour contribuer” à la sortie de la crise de la compagnie, a-t-il dit. “Nous devons nous adapter à de nouvelles conditions et des temps nouveaux. Le succès est notre seule option car nous devons beaucoups d’argent au gouvernement américain”, a fait valoir M. Benmosche, ajoutant qu’une faillite d’AIG serait “une catastrophe”.

    L’ex-numéro un mondial de l’assurance, AIG a été sauvé de la faillite à l’automne via une nationalisation. En 2008, au pic de ses difficultés, le groupe avait accusé une perte annuelle de 100 milliards de dollars, payant au prix fort son appétit excessif pour les placements à risques à l’origine de la crise financière.

    L’assureur, dont la faillite était perçue à Washington comme impossible au vu du réseau tentaculaire de plus de 100.000 clients institutionnels dans le monde, a été renfloué à hauteur de 180 milliards de dollars en fonds publics.

    Le groupe s’évertue désormais à rembourser cette somme pour se défaire de la tutelle de l’Etat. Détenu à 80% par l’Etat, il a dégagé au deuxième trimestre 2009 son premier bénéfice (1,8 milliard de dollars) depuis près de deux ans.

    AFP