Résultats : Les membres du Gema victimes de la crise en 2012

En 2012, les mutuelles adhérentes du Groupement des entreprises mutuelles d’assurance (Gema) ont progressé doucement en dommages et ont décollecté en vie.

Avec un chiffre d’affaire en hausse de 3,2% à 12,85Mds d’euros en assurances des dommages, les mutuelles d’assurances membres du Gema ont vécu une année 2012 en légère hausse, 0,8 point plus bas que le marché (4% selon les chiffres FFSA de janvier dernier).
Gérard Andreck, président du groupement a mis en avant un effet de la crise, prenant pour exemple les moindres ventes de véhicules. Enfin en dommages, les assureurs mutualistes du Gema ont attiré 102.000 assurés contre 340.000 l’an passé. Une partie de l’explication provient de l’assainissement de certains portefeuilles note le Gema.

En assurance-vie, l’effet crise a également joué à plein. En effet, le Gema est en décollecte nette sur l’année. Pas au niveau du marché, dont le chiffre (qui regroupe notamment les mutuelles du Gema) atteint 3,4Mds d’euros, mais à hauteur de 120M d’euros.
Les explications sont liées à la fois à des prestations qui se maintiennent à un niveau élevé de 7,8Mds d’euros, et à une collecte brute en nette baisse, de 22%, à 7,7Mds d’euros.
« Le contrat moyen d’un épargnant est de 21.000 euros » a expliqué Jean-Luc de Boissieu, secrétaire général du Gema, « en dessous du plafond du Livret A ». Paradoxalement, les membres du Gema ont gagné des épargnants sur l’année, 87.000 (contre 100.000 en 2011), mais les contrats restent assez peu pourvus.