Rémunération des pharmaciens : 3 syndicats signent la nouvelle convention

Dentiste

Les trois principaux syndicats de pharmaciens ont signé mercredi la nouvelle convention qui régira désormais leur mode de rémunération, a annoncé jeudi le directeur de l’assurance maladie Frédéric Van Roekeghem.

« Nous avons signé la convention (des pharmaciens) hier » (mercredi) a déclaré M. Roekeghem lors d’un point presse de l’assurance maladie.

Elle se substituera à celle de 2006 et entrera en vigueur dès sa publication au Journal officiel.

L’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO), la fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) et l’Union nationale des pharmacies de France (UNPF) ont tous donné leur accord, après avoir participé aux négociations qui se sont achevées jeudi dernier, a indiqué à l’AFP Philippe Gaertner, président de la FSPF.

Cette nouvelle convention encadre la rémunération des pharmaciens, prévue dans le Budget de la Sécu 2012, en tenant compte des nouvelles missions qui leur ont été attribuées par la loi HPST (Hôpital, patients, santé, territoires) votée en 2009.

Les 22.000 officines reçoivent actuellement une rémunération au forfait (0,53 centime par boîte) auquel s’ajoute un pourcentage du prix de vente.

Mais ce mode de rémunération ne tient pas compte du temps passé avec certains patients et les pharmaciens, touchés par la baisse du prix des médicaments, souhaitaient s’en détacher.

Désormais, ils seront rémunérés en fonction de certains objectifs comme la part de génériques délivrés ou la dématérialisation des ordonnances.

Les premières primes seront versées début 2013, selon M. Gaertner.

D’autre part, les pharmaciens assureront des « entretiens pharmaceutiques », d’abord pour les patients prenant des anti-coagulants et une partie des 4,5 millions de personnes souffrant d’asthme. Ces entretiens se mettront en place en 2013 et seront rémunérés sous forme d’un forfait par an et par patient (40 euros pour les anti-coagulants).

Enfin, la convention prévoit la mise en place d’honoraires dits de  dispensation pour les conseils du pharmacien sur la posologie, les modalités de conservation du médicament, la durée du traitement ou encore les effets indésirables et les interactions.

Ces honoraires s’appliqueraient par exemple dans le cadre de la prévention sur la pilule du lendemain ou des traitements substitutifs à la drogue.

Un avenant doit en préciser le financement et les modalités d’ici fin 2012.

L’objectif est qu’un quart de la rémunération soit constitué de ces honoraires d’ici cinq ans (12,5% dès 2013).

Paris, 5 avril 2012 (AFP)