Gouvernance : La gestion de Generali vivement critiquée par Vincent Bolloré

L’homme d’affaires français Vincent Bolloré, vice-président de Generali, demande “plus de transparence” dans la gestion de l’assureur italien, dans un entretien publié samedi par le quotidien Il Corriere della Sera.

“J’ai toujours dit que j’approuvais les investissements dans les pays de l’est, qui sont en croissance et une zone naturelle de développement de par leur proximité, mais j’avais des doutes sur les accords passés avec Ppf (la joint venture avec le tchèque Petr Kellner). Ces accords sont à mon avis déséquilibrés et posent un problème”, dit-il.

“C’est ce que je répète en conseil (d’administration) depuis des mois. Malgré ma demande de vigilance, un nouvel investissement important de plusieurs centaines millions a été réalisé dans une société (la banque russe Vtb) que je juge surévaluée”, ajoute-t-il.

Interrogé sur ce qu’il demande en substance, Vincent Bolloré répond: “Plus de transparence”.

L’homme d’affaires affirme cependant sa confiance au PDG de Generali Cesare Geronzi: “Je peux dire que Geronzi a très bien travaille chez Mediobanca et qu’il agit de la bonne manière chez Generali”.

“Je suis sûr que prochainement le conseil d’administration de Generali retrouvera la sérénité, mêm si cela nécessitera des éclaircissements obligatoires sur la bonne gouvernance”.

En réaction à ces propos, Generali a publié un communiqué affirmant que “son action a toujours été fondée sur l’extrême transparence vis à vis du marché et de tous les actionnaires”.

Considéré comme l’un des grands ordonnateurs de la finance italienne, M. Geronzi, 75 ans, a été nommé en avril 2010 président de Generali après avoir été président depuis 2007 de la banque d’affaires Mediobanca, qui est le premier actionnaire de Generali avec une part de 13,2%.
Mediobanca dispose du pouvoir de nommer le président de Generali et la quasi-totalité des administrateurs.

Vincent Bolloré, qui détient 5% de Mediobanca, avait été nommé de son côté vice-président de Generali, consolidant ainsi sa place dans la finance italienne.

Source AFP