Résultats : Generali accuse une baisse de 8,3% de ses primes au 1er trimestre

Generali a récolté 19,1 milliards d’euros de primes au premier trimestre 2011, soit une baisse de 8,3%, mais prévoit néanmoins un résultat en hausse par rapport au premier trimestre 2010, a annoncé samedi l’assureur italien dans un communiqué à l’issue de son assemblée générale.

L’homme d’affaires Vincent Bolloré, vice-président de Generali (dont il détient 0,2%) et qui avait affiché son soutien à l’ex-président du groupe Cesare Geronzi, a finalement voté l’approbation des comptes 2010 alors qu’il l’avait refusé jusqu’à présent. “Cela a été sage et apprécié de tous”, a commenté le patron de Tod’s Diego Della Valle, administrateur du groupe.

M. Bolloré avait également critiqué une coentreprise établie entre Generali et le groupe tchèque PPF, mais samedi le directeur général de Generali, Giovanni Perissinotto, a affirmé qu'”aucune révision de l’accord (avec PPF) n’est à l’ordre du jour”. “Nous sommes très contents de ce partenariat”, a-t-il ajouté.

Le 8 avril, deux jours après l’éviction de Cesare Geronzi, le conseil d’administration de Generali avait désigné Gabriele Galateri di Genola au poste de président, une figure consensuelle visant à apaiser le climat au sein de l’assureur italien.

Cesare Geronzi, 76 ans, avait été poussé à la démission après plusieurs mois de conflit avec Giovanni Perissinotto et certains administrateurs, dont Diego Della Valle. La majorité du conseil était en effet prête à adopter une motion de défiance.

Les administrateurs considéraient que ce personnage controversé, l’un des grands ordonnateurs de la finance italienne depuis plusieurs décennies, outrepassait ses fonctions en tentant d’influer sur la stratégie du groupe. La nomination de M. Geronzi en avril 2010 à la place du Français Antoine Bernheim avait suscité un intense débat, y compris au sein de Mediobanca dont il était président, et il avait dû compter sur un appui décisif de ses réseaux politiques pour s’imposer.

Samedi, l’assemblée générale a également décidé de réduire de 18 à 17 le nombre de membres du conseil d’administration: l’Espagnole Ana Botin (banque Santander), démissionnaire, n’a pas été remplacée.

Roma, 30 avril 2011 (AFP)