Italie / Generali : Laurent Dassault aux côtés de Bolloré

Selon Les Échos, Laurent Dassault pourrait entrer prochainement au capital de Mediobanca en reprenant les parts de l’assureur Groupama. L’homme d’affaires rejoindrait ainsi Vincent Bolloré, qui souhaite de son côté augmenter sa participation dans la banque d’affaire italienne.

Le pacte d’actionnaires de Mediobanca (qui représente 44,3% du capital) arrive à expiration le 30 septembre prochain. Chaque membre doit donc faire savoir au plus vite ses positions pour l’avenir. Parmi eux, Vincent Bolloré, actionnaire français qui détient 5,06% du capital de la banque d’affaires italienne et qui compte bien y renforcer sa participation (jusqu’à 6% ?). Il pourrait être épaulé par Laurent Dassault qui souhaite profiter de la renégociation du pacte d’actionnaire pour entrer au capital de l’établissement bancaire transalpin.

Ainsi, l’héritier de l’industriel Serge Dassault pourrait rejoindre le conseil d’administration de l’assureur Generali, car Mediobanca en est l’actionnaire principal. Depuis quelques mois, ce dernier ne cache pas son intention de ses rapprocher du Lion de Trieste. Le quotidien économique Les Échos rapporte qu’il y a quelques mois, l’homme d’affaires français avait évoqué dans les colonnes du « Corriere della Sera » une prise de participation « d’au moins 1 % » et peut-être même « jusqu’à 5 % » dans Generali.

La participation de Groupama

Reste maintenant à trouver le moyen de rentrer au capital de Mediobanca. Laurent Dassault lorgne sur les actions de l’assureur français Groupama qui semble prêt à sortir du capital de la banque d’affaires en vendant sa participation (3,1% à l’intérieur du pacte, 1,8% en dehors). Seul problème, l’assureur mutualiste a investi 493M d’euros pour des titres qui valaient hier 316M en clôture de Bourse, rapporte Les Échos. Enfin, Mediobanca pourrait réduire le cadre de son pacte d’actionnaires à 40%, une proposition qui semble convenir au patron d’Unicredit, premier actionnaire de Mediobanca (avec 8,7 % du capital).

Sources : Les Echos