Cession : La vente de la participation de HSBC dans Ping An pourrait tomber à l’eau

Le régulateur chinois du secteur de l’assurance a indiqué jeudi avoir demandé à l’assureur Ping An des informations supplémentaires sur le projet de cession par HSBC de sa part dans Ping An, une opération qui est sur le point de tomber à l’eau selon la presse de Hong Kong.

La banque britannique avait annoncé début décembre la vente de sa part de 15,57% dans Ping An à Charoen Pokphand Group (CP Group), un groupe thaïlandais, pour 9,4 milliards de dollars US (7,17 milliards d’euros).

Mais le South China Morning Post, le grand journal anglophone de Hong Kong, a affirmé mercredi que le régulateur chinois s’apprêtait à rejeter cette transaction, car la banque chargée du financement, la China Development Bank, avait revu sa position sur le sujet.

La Commission chinoise de régulation de l’assurance (CIRC), dont le feu vert est nécessaire pour que l’opération se réalise, n’a donné que peu de détails. “La CIRC a reçu le dossier de Ping An pour le transfert de participation, et selon les règles d’un examen préalable, elle a demandé à la firme de lui apporter des documents supplémentaires”, a indiqué la Commission dans un communiqué à l’AFP.

CP Group est contrôlé par l’homme d’affaires Dhanin Chearavanont, qui a fait fortune dans la volaille.

HSBC se défait actuellement de ses actifs jugés non stratégiques pour doper sa rentabilité.

CP Group est l’un des premiers groupes agroalimentaires étrangers à avoir investi en Chine à la fin des années 70. Un quart des volailles chinoises exportées proviennent de ses sociétés en Chine où il opère sous le nom de Chia Tai Group. Il s’est diversifié depuis, et ses activités vont des centres commerciaux aux motocyclettes.

L’acquisition de 15,57% de Ping An, si elle se réalise, serait la plus grosse acquisition à l’étranger réalisée par un groupe thaïlandais.