Assurance / Participation : Groupama en passe de prendre 17% de Premafin

Les actionnaires de Premafin, holding de la famille Ligresti qui contrôle l’assureur italien Fondiaria-SAI, ont approuvé lundi l’augmentation de capital à l’issue de laquelle le français Groupama doit prendre une part de 17,1% de la holding, a-t-elle annoncé dans un communiqué.

Giulia Maria Ligresti, PDG de Premafin, a indiqué durant l’assemblée générale qu’elle espérait que cette augmentation de capital d’un montant maximum de 250 millions d’euros puisse être lancée d’ici le mois de juin.

Premafin a signé fin octobre un accord avec Groupama prévoyant une prise de participation de 17,1% du français pour 145 millions d’euros. Groupama exercera les droits de souscription des Ligresti dont la part descendra à 34,2% à l’issue de l’opération, contre 51% actuellement.

Mais le français conditionne sa prise de participation à une décision de l’autorité boursière l’exemptant de l’obligation de lancer une Offre publique d’achat (OPA) sur Premafin et Fondiaria-SAI.

Cette augmentation de capital sera une bouffée d’oxygène pour les Ligresti. Elle leur permettra de participer à hauteur d’au moins 100M d’euros à une autre augmentation de capital, celle de Fondiaria-SAI, l’assureur contrôlé par Premafin, et de réduire la dette de Premafin à 1,66Md d’euros contre 1,9Md actuellement.

Mme Ligresti a assuré devant les actionnaires que Groupama serait un « actionnaire financier » qui « n’entrerait absolument pas dans la gestion » de la holding même s’il pourra nommer un membre au sein du conseil d’administration. Mais l’assureur français a indiqué il y a deux semaines qu’il envisageait de prendre aussi éventuellement une part pouvant aller jusqu’à 17-20% de Fondiaria-SAI dans le cadre d’une augmentation de capital qui sera soumise mercredi au vote des actionnaires de l’assureur italien.

Cette recapitalisation de 460M d’euros est destinée à renflouer la compagnie qui a accusé une perte nette de 431,4M d’euros sur les neuf premiers mois de 2010. Alors que la presse italienne avait fait état de divergences entre les Ligresti et Groupama ayant abouti à la mise au point d’un « plan B » dont l’existence a été démentie par Premafin, Salvatore Ligresti, patriarche de la famille, a assuré mardi que les rapports étaient « excellents » avec le français.

Milan (Italie), 25 jan 2011 (AFP)