Top 5/Edito : Label ou la belle ?

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On ouvre le bal du top 5 de la semaine avec une belle promesse. Celle du secteur de l’assurance ou plutôt de l’un de ses représentants. “Les sinistres seront réglés dans les deux mois”, lançait Bernard Spitz au surlendemain des intempéries ayant frappé le Sud-Est de la France. Pour mémoire Saretec, cabinet d’expertise se montrait moins optimiste. Il nous annonçait en effet le traitement de “80 à 90% des dossiers dans les trois mois”, cinq jours après la catastrophe.

Label ou pas label ? L’article 21 amendé par l’Assemblée nationale n’a pas manqué de faire réagir le secteur de l’assurance. Le texte evoque un label pour les contrats dédiés au plus de 65 ans. Abus de langage pour la Mutualité française qui a sorti son dico pour l’occasion. Et selon elle, ce que propose le texte n’a rien à voir avec une labellisation. Cela relèverait plutôt d’une étiquette qui, rappelons-le, en anglais, se traduit par… label. Il fallait peut-être simplement y voir l’introduction d’un anglicisme dans le droit français.

Sur la troisième marche du podium, vous avez placé la belle brochette de chez Europ Assistance. Pas moins de 10 nominations annoncées concomitamment, histoire de montrer que l’assisteur met le paquet sur sa stratégie baptisée “We connect”.

La belle affaire des assurés pour notre 4e de la semaine. Selon Facts & Figures, les hausses de tarifs en auto devraient s’établir dans une fourchette comprise entre 0,5% et 1%. La loi Hamon n’est certainement pas étrangère à ce serrage de ceinture. Mais que devient le résultat technique dans tout ça ? En 2014, le ratio combiné de l’assurance auto dépassait allègrement les 100%. Et 2015 est marquée par une poussée de l’accidentalité routière. Un rapide calcul réalisé sur un coin de table permet de déterminer que si les sinistres augmentent plus vite que les primes, le ratio S/P se dégrade. Ce dernier était de 87% en 2014 selon l’ACPR. Il reste alors à jouer sur les frais d’acquisition et d’administration qui en 2014 représentaient 18 points du ratio combiné en auto.

Enfin, la belle suggestion de la semaine nous vient de Réassurezmoi qui a comparé le coût d’un contrat groupe et d’une délégation en assurance emprunteur. Le match est largement remporté par le second, deux fois moins cher, en moyenne, que la couverture proposée par les banques. Un argument de poids pour faire décoller la délégation d’assurance qui peine à décoller.