Santé : Le principal syndicat de médecins s’oppose aux réseaux de soins des mutuelles

Il y a quelques semaines, le PS proposait une loi qui viserait à autoriser les mutuelles à mettre en place des réseaux de soins. Le principal syndicat de médecins libéraux exprime son opposition.

Le principal syndicat de médecins libéraux, la CSMF, a exprimé, vendredi 16 novembre, son opposition à la proposition de loi du PS qui vise à autoriser les mutuelles à mettre en place des réseaux de soins.

Dans un communiqué, la CSMF indique qu’elle « réaffirme son opposition totale à tout conventionnement individuel des médecins libéraux par les mutuelles à des fins tarifaires et dont l’effet serait de priver les patients de leur liberté de choix ».

Les réseaux de soins permettent aux mutuelles de mieux rembourser les patients qui choisissent un médecin membre de leur réseau ou qui a passé un contrat avec elles.

La CSMF rappelle qu’elle avait combattu en 2011 un article de la loi Fourcade, de même nature, porté alors par l’UMP. L’organisation syndicale dit « repartir au combat » et exige que « les réseaux de soins soient ouverts à tous les médecins qui le souhaitent pour éviter une distorsion de concurrence et préserver la liberté de choix du patient ».

Elle précise qu’un amendement a été déposé en ce sens. De son côté, dans un autre communiqué, la fédération des masseurs-kinésithérapeutes estime que « ce texte permet d’imposer à un assuré tel ou tel professionnel de santé mettant gravement en péril le principe même de la liberté du choix du patient ».

Les médecins, chirurgiens pour la plupart, qui ont mis fin vendredi à leur grève contre l’accord sur les dépassements d’honoraires, signé notamment par la CSMF, protestent eux aussi contre la mise en place de réseaux de soins et envisagent un rassemblement en décembre sur le sujet.

Cette proposition de loi doit être débattue le 28 novembre à l’Assemblée.

Face aux critiques, les députés PS avaient défendu le texte mardi, arguant que « le réseau de soins n’est pas exclusif et participe d’une politique globale d’amélioration de l’accès aux soins lancée par ce gouvernement ».

Paris, 16 novembre 2012 (AFP)