Risk management : Le risque politique s’aggrave en Afrique, se détend dans la périphérie de l’Europe

AON a mis à jour sa carte du risque politique à destination des risk-managers.

Sans surprise, le courtier américain et spécialiste de la gestion de risque AON a publié une carte des risques politiques où la situation se dégrade en Afrique.

En 2013, sept des douze pays où le risque monte d’un cran sont des pays africains : Algérie, Cameroun, Tchad, Éthiopie, Madagascar, Mali et Namibie.

Les risk-managers des entreprises clientes du courtier sont, de fait, alertés des risques élevés dans ces pays : guerre, non transfert de devises, non paiement de la dette souveraine, instabilités gouvernementales, interruption dans la chaîne d’approvisionnement, changements réglementaires et juridiques, insécurité alimentaire..

Les changements de régimes dans le Maghreb ont entraîné une déstabilisation en Afrique avec l’arrivée d’insurgés étrangers et la profusion d’armes.

Asie centrale et Moyen-Orient, plus stables

En revanche, 13 pays améliorent leur situation. C’est le cas de plusieurs pays d’Asie centrale : Arménie, Azerbaïdjan, Biélorussie, Macédoine, Monténégro.

“Cela reflète un effort concerté dans les pays émergents d’Europe et de la Communauté des Etats Indépendants (CEI) pour se réformer structurellement et attirer les investisseurs”, note AON dans un communiqué. Excepté l’Ouzbékistan et la Moldavie, où la situation se dégrade. Au Moyen Orient (Bahrein, Oman et Emirats), la stabilité revient également temporairement.

Globalement, les risques politiques dans les pays émergents restent encore sous l’influence de la crise économique et des Printemps arabes qui ont déstabilisé la région.

Depuis cette année, le courtier prend également en considération le climat des affaires, la vulnérabilité du secteur bancaire et la capacité du gouvernement à stimuler l’économie.