Résultats 3T / Munich Re : Un bénéfice net touché par la crise de l’euro

    Munich Re a ressenti l’effet de la crise de l’euro sur ses résultats du troisième trimestre, avec un bénéfice net en baisse de 63% sur un an, mais confirme ses prévisions annuelles.

    Munich Re affiche un bénéfice net de 286M d’euros pour le troisième trimestre, en baisse de 63% sur un an, notamment à cause d’effets de change négatifs qui lui ont coûté 342M d’euros. Un résultat loin des attentes des analystes, qui tablaient sur un bénéfice net deux fois plus grand.

    Les résultats sont en baisse aussi bien dans l’assurance primaire que dans la réassurance. Mais ce sont surtout les résultats sur investissement qui ont le plus chuté. Le portefeuille d’actif financier du réassureur totalise 205Mds d’euros.

    Munich Re a passé 230M d’euros de dépréciations sur ses obligations grecques, soit un poids de 45M d’euros sur le bénéfice net. Le réassureur possède encore 600M d’euros d’obligations grecques, dépréciées à 39% de leur valeur nominale. La dette italienne a également été dépréciée, passée de 5,3Mds à 3,6Mds d’euros, soit une « perte limitée » pour le groupe, selon le directeur financier Jörg Schneider.

    Objectifs annuels confirmés

    Munich Re a compensé avec des achats de dette allemande, française, néerlandaise, norvégienne, canadienne, chinoise et brésilienne. « En ces temps de turbulences sur les marchés financiers, le mot d’ordre est la diversification » a rappelé Jörg Schneider.

    Malgré les dépréciations, les prévisions annuelles sont confirmées, mais non chiffrées. Le groupe promet également un dividende stable par rapport à 2010. Munich Re s’attend à des entrées de primes brutes de 49 à 50Mds d’euros cette année, soit 7,5% de plus que l’an passé. Les primes ont totalisé 12,2Mds d’euros au troisième trimestre, en hausse de 6,7%.

    L’ouragan Irène a coûté 195M d’euros à Munich Re, une somme bien inférieure, en comparaison, à ce qu’avait coûté le séisme japonais au premier semestre, 1,5Mds d’euros. Munich Re prévoit déjà « une grosse charge » pour les inondations en Thaïlande, mais ne donne pas encore de chiffre.

    Enfin, Munich Re n’a pas souhaité confirmer les « contacts informels » avec Groupama évoqués par Les Echos mardi matin.