Résultats 2010 / FFSA : Le chiffre d’affaires de l’assurance Française en légère hausse

    En 2010, le secteur de l’assurance a vu son chiffre d’affaires légèrement progresser à 3,8% au total pour atteindre 207,2 Mds d’euros. L’assurance de dommages gagne seulement 1,5%, l’assurance de personne (vie comprise) 4,5%.

    « L’année 2010 a été une année délicate et dense pour notre secteur » a d’emblée prévenu Bernard Spitz, président de la FFSA, lors de la présentation des estimations des résultats de l’assurance en France.

    Des résultats en demi-teinte donc. L’assurance en général bénéficie une nouvelle fois d’une bonne tenue de l’assurance-vie, comme l’année précédente. Ainsi, le chiffre d’affaires estimés, liés aux cotisations encaissées, est en hausse, de 3,8%. Pour la seule assurance-vie, la hausse est de 6,4% sur l’encours, et sur le créneau de l’assurance de personne, l’évolution est de +4,5%.

    C’est bien sur l’assurance de dommages que les chiffres sont tirés vers le bas. Si l’ensemble des cotisations atteint le niveau de 2006, avec 207,2Mds d’euros, il faut noter que l’assurance de personnes représente à elle seule 78% du chiffre d’affaires, avec un montant de cotisation de 161,5Mds d’euros.

    La dépendance à l’assurance-vie

    La faible progression de l’assurance de dommages, de seulement 1,5% est presque aussitôt annulé avec une hausse de la charge de sinistre comparable, selon la FFSA. Reste que l’assurance-vie est bien le point majeur de la campagne 2011 qui s’annonce à la FFSA.

    « 2011 se présente comme une année d’incertitude » a insisté Bernard Spitz, qui n’a pas hésité à rassembler assurance et mutuelles dans un même combat. Reprenant les axes de la FFSA, il a ainsi parlé du « monde de l’assurance dans toute sa richesse et sa diversité », de « nos amis du GEMA, de la FNMF et du CTIP » pour avancer ensemble « chaque fois que l’union est utile pour nous faire entendre ».

    Surtout, Bernard Spitz a longuement parlé de l’assurance-vie « le premier pilier de l’épargne longue en France » « épargne populaire » qui représente « 1.330Mds d’euros d’encours » et qui concerne 30M de Français.

    Avec 940M d’euros placés en actifs d’entreprises – « un niveau historique » – le placement est un « poumon de l’économie française » selon le président de la FFSA. La FFSA, qui a milité ces dernières années pour une véritable incitation au placement long et en unité de compte, n’a pas changé son message et est « en ordre de marche ».