Réassurance : Les agences de notation voient le secteur stable au mieux

Les agences Fitch Ratings, Moody’s et Standard and Poor’s ont communiqué récemment sur les perspectives de la réassurance. Pour les analystes, la réassurance devra avant-tout trouver un moyen d’améliorer la rentabilité de ses capitaux dans un climat incertain et un contexte de prix en faible progression.

Dans une étude parue le 4 septembre, Standard and Poor’s met en garde sur le caractère « incertain » de l’environnement des réassureurs. « L’état actuel du marché global de la réassurance est caractérisé par un surplus de capital, une croissance des taux modestes et des incertitudes macroéconomiques » commence ainsi le document.

Dans ce contexte si particulier, l’agence s’attend à ce que les réassureurs cherchent de nouvelles pistes pour augmenter leur rentabilité. Car malgré les catastrophes naturelles qui ont frappé l’Asie, l’Océanie et l’Amérique du Nord en 2011, les réassureurs restent largement surcapitalisés et n’ont pas réellement pu augmenter leurs tarifs.

Tarifs en faible hausse

Des tarifs qui, selon l’agence Fitch Ratings, ne devraient pas évoluer beaucoup en 2013. Fitch s’attend ainsi à ce que “l’offre de réassurance dépasse la demande” dans les 12 prochains mois, empêchant ainsi les tarifs d’augmenter. L’agence maintient toutefois sa perpective stable pour le secteur et porte à 60Mds de dollars, pour un seul sinistre, la seuil de déclenchement de la révision de la perspective.

Même son de cloche du côté de chez Moody’s, qui pointe “un niveau de fonds propres à fin 2011 supérieur à ce que les réassureurs avaient en début d’année”. Cette capacité retrouvée, malgré les événements de l’année 2011, aura un effet de stabilité sur les tarifs prédisent les trois agences, et freinera les hausses constatées sur l’année 2011.

Pour Standard and Poor’s, les réassureurs ne sont pas non plus en danger et les notes ne baisseront pas dans l’immédiat. Ce que relève l’agence, tout comme sa concurrente, c’est plutôt la capacité à faire fructifier les fonds propres et ces surplus de capitaux dans un environnement de taux bas. Et l’intérêt de se tourner vers des marchés à plus forte croissance, comme les marchés émérgents, quand les marchés matures offrent des possibilités limitées à ce niveau.

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