Qualité de vie au travail : La branche assurance signe un accord

La Fédération française de l’assurance (FFA), la CFDT, La CFTC, la CGC et l’Unsa ont signé un accord sur la qualité de vie au travail pour la branche des sociétés d’assurances.

Dans le cadre du pacte de responsabilité du 8 décembre 2014, les partenaires sociaux de la branche des sociétés d’assurances s’étaient engagés à ouvrir une négociation sur la qualité de vie au travail en 2016. Les travaux préparatoires, qui ont débouché sur l’accord signé ce 26 janvier, ont notamment impliqué des experts de l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact) et l’Observatoire de l’évolution des métiers de l’assurance (Oema).

Cet accord définit un cadre et un glossaire permettant d’établir un vocabulaire commun au secteur dans le but « d’impulser une dynamique en faveur de la qualité de vie au travail dans la branche », autour de quatre axes principaux : impliquer l’ensemble des acteurs, accompagner le changement dans les temporalités et les espaces, concilier les temps de vie et expérimenter, partager et communiquer.
Les partenaires sociaux au niveau de la branche invitent par exemple les entreprises du secteur à prendre en compte la porosité entre vie professionnelle et vie personnelle. « Les parties signataires rappellent qu’à compter du 1er janvier 2017, au niveau de l’entreprise, les modalités du plein exercice par le salarié de son droit à la déconnexion […] font partie de la négociation sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et la qualité de vie au travail », peut-on lire dans l’accord.
Ce dernier aborde également le sujet des nouvelles formes d’organisation du travail (réunion à distance, visio-conférences, télétravail..) jugées « sources d’efficacité et de progrès social ».

Enfin, le texte signé par la FFA, la CFDT, La CFTC, la CGC et l’Unsa prévoit la mise en place d’un comité de suivi. Composé de deux représentants par organisation syndicale signataire et d’autant de représentants de la FFA, il se réunira une fois par an. Il a pour mission de suivre la mise en œuvre des actions de dialogue social entre les partenaires signataires.

A noter que la CGT et FO n’ont pas signé l’accord. « Il ne comporte aucune norme favorable aux salariés. Nous avions réclamé entre autres choses la garantie d’un poste de travail conforme à la réglementation du travail pour tout salarié. Même cette demande élémentaire a été refusée », indique un syndicaliste FO.

Un événement sur le thème de la qualité au travail sera organisé dans le courant de l’année 2017. Il sera l’occasion de diffuser les pratiques des entreprises.