L’Union européenne fait pression sur Dexia

Dexia est de nouveau dans le collimateur de la commission européenne. Cette dernière souhaite que le groupe franco-belge ferme ou cède plusieurs de ses activités en échange des aides publiques qu’il a reçu. La compagnie pourrait être contrainte de se retirer de certains pays dans lesquels elle a déjà réduit ses secteurs de compétence.

Japon, États-Unis, Grande-Bretagne ou bien encore Slovaquie, c’est la liste des pays que le groupe devrait être amené a quitter sous la pression des autorités européennes. Ses activités espagnoles ou encore italiennes avec la filiale Crediop sont aussi sur la sellette, cette dernière devrait être vendue d’ici peu. De plus, Dexia serait même contraint de céder sa filiale bancaire Denizbank qui se trouve en Turquie. La direction du groupe s’y oppose pourtant fermement.

La commission européenne a précisé qu’elle prendrait une décision sur la restructuration de Dexia d’ici fin février 2010. Pierre Mariani, administrateur délégué de Dexia, s’est refusé à tout commentaire, il a seulement précisé que les discussions avec la commission se poursuivaient. Il ne s’est pas exprimé non plus sur une pseudo fusion entre la banque franco-belge et la Société Générale.

Pour rappel, Dexia a été sauvé de la faillite en 2008 grâce à une aide de 6,4 Mds d’euros de la France, de la Belgique et du Luxembourg. En juillet dernier, la compagnie avait déjà dû vendre sa filiale américaine de recouvrement de crédit FSA à Assured Guaranty.