Le bancassureur Dexia en passe d’obtenir le feu vert de Bruxelles pour sa restructuration

La banque franco-belge Dexia est sur le point  d’obtenir un feu vert de Bruxelles pour son plan de restructuration, car elle a promis de réduire la taille de son bilan de 45% d’ici à 2014, écrit vendredi le quotidien Les Echos sur son site internet.

Selon le journal, la banque s’est engagée à céder une importante partie de son activité, soit ses filiales italienne et slovaques, des activités d’assurances en Turquie et des activités de prêts aux collectivités locales en Espagne.

Interrogé par l’AFP, un porte-parole de la Commission européenne a déclaré qu’il n’y avait “pas de date pour l’instant” pour la conclusion d’un accord sur le plan de restructuration de Dexia.

Dexia de son côté s’est refusé à tout commentaire. Toujours selon Les Echos, la banque devra faire passer à 50% en 2014 (au lieu de 90% aujourd’hui) la part de son bilan financée à plus d’un an.  Un conseil d’administration de Dexia, présidé par Jean-Luc Dehaene, ancien Premier ministre belge, est prévu ce vendredi après-midi pour avaliser l’accord, indique encore Les Echos. Le plan devrait être entériné la semaine prochaine par la Commission européenne.

Il y a un an, les Etats luxembourgeois, belge et français avaient injecté 6,4 milliards d’euros dans Dexia pour la sauver de la faillite, puis garanti sa dette à hauteur de 150 milliards d’euros, un montant depuis ramené à 100 milliards.

Ces aides publiques ont fait l’objet d’une enquête de la Commission européenne, gendarme de la concurrence en Europe, qui a émis des doutes sur les restructurations compensatoires proposées par la banque, les jugeant insuffisantes pour assurer sa viabilité à long terme. La Commission a déjà obligé plusieurs banques européennes aidées sur fonds publics à de sévères restructurations: l’allemande Commerzbank a ainsi dû se délester de près de la moitié de son bilan.

Paris, 6 février 2010 (AFP)