Interview : “Nous devons préserver les intérêts de l’assurance” affirme Gérard Andreck (Gema)

Gérard Andreck, président du Gema, revient sur l’actualité de la fédération et des mutuelles d’assurance adhérentes. Cette interview a été publiée dans l’hebdo News Assurances Pro numéro 81, à retrouver en format pdf dans la rubrique “Hebdo”.

Quel bilan tirez-vous pour les adhérents du Gema après 9 mois d’activité ?

C’est assez moyen. Même si la fréquence est maîtrisée, les charges augmentent, avec toujours le même sujet sur les corporels et autres. Sont venues les indexations des rentes et les sujets sur le barème concernant les règlements des corporels. Même si l’année s’est plutôt bien passée, le secteur de l’assurance doit rester prudent en anticipation de 2014 et 2015.

Comment qualifiez-vous cette rentrée ?

Oui, elle est même “démentiellement” réglementaire. Tout arrive en même temps. Les sujets de fond comme Solvabilité II, les sujets sur l’assurance-vie, la loi sur la concurrence, la garantie universelle des loyers… Un certain nombre de sujet qui nous touche dans la diversité de nos activités et qui font que les travaux de lobbying et de réflexions se font tous dans l’urgence ces derniers temps. C’est une rentrée préoccupante mais aussi intéressante où, je pense, nous allons essayer et y parvenir, à préserver les intérêts de l’assurance dans son fonctionnement avec ses concitoyens.

En tant que président d’une des fédérations d’assureurs, qu’attendez-vous de la nomination au poste de vice-président de l’ACPR ?

Nous avons un intérêt et nous faisons un travail pour que le poste soit pourvu par un candidat de qualité. Ce à quoi j’aspire, c’est que la profession se réunisse sur des propositions qui satisfassent l’ensemble des parties puisque sur ce thème là, il n’y a pas distorsion d’intérêts entre le CTIP, la FFSA, le Gema ou la FNMF. Nous avons tous besoin d’une représentation et d’un vice-président qui suivre notre secteur et qui défende nos spécificités. Il ne faut pas que ce soit un vice-président qui systématiquement nous accorde satisfaction, mais il faut qu’il soit en capacité d’évaluer et d’interpréter les problèmes qui se posent et de faire valoir les spécificités du milieu de l’assurance. Notre crainte en général est que petit à petit il y ait un amalgame fort entre les pratiques de contrôle de la banque, que je ne critique pas mais qui sont spécifiques à la banque et qui ne peuvent pas être transposées systématiquement à l’assurance.

Si c’est un membre du collège ?

Certains connaissent très bien notre secteur et sont des personnes de qualité. La bonne solution serait peut-être que l’interim soit assurée par un membre du collège et que l’on prenne notre temps pour désigner un candidat oecuménique et qui porte vraiment la connaissance à très haut niveau de notre secteur.

Quel est votre sentiment, alors que vous commencer votre dernière saison à la présidence du Gema ?

C’est effectivement la dernière, mais nous n’aurons pas le temps d’y penser car nous allons être très occupés sur des sujets et sur l’avenir de l’assurance, avec des évolutions importantes à venir. Tout ça va se passer sereinement mais nous avons un gros travail à faire de transmission, et de vérifier que la structure sera armée pour continuer le travail qu’elle fait actuellement.