ING : Economies de 300M d’euros/an d’ici 2015

Le bancassureur néerlandais ING a annoncé vendredi vouloir réduire ses coûts de 300M d’euros par an d’ici 2015, notamment en réduisant ses dépenses opérationnelles et ne reprendra le paiement de dividendes qu’une fois achevé le remboursement de l’Etat néerlandais.

« Des initiatives d’approvisionement doivent permettre d’épargner 300M d’euros par an d’ici 2015 mais des améliorations supplémentaires en termes d’efficacité structurelle et d’investissements technologiques seront nécessaires », a indiqué le groupe vendredi dans un communiqué.

ING, qui désire atteindre un pourcentage de coûts/revenus de 50% d’ici 2015, a précisé que ces initiatives étaient différentes de programmes de réduction des coûts « à l’intérieur de la société ». « Il s’agit de coûts liés à l’achat de biens ou de services à l’extérieur de la société », a précisé Frans Middendorff, un porte-parole d’ING. « Par exemple, si chaque branche doit acheter des ordinateurs, il faut rationaliser ces achats ».

Excellence opérationnelle

Jan Hommen, le directeur exécutif d’ING, cité dans le communiqué, a soutenu que la société « devait aller au-delà des réductions de coûts et se concentrer sur l’excellence opérationnelle véritable ». Le bancassureur a en outre souligné que le paiement de dividendes à ses actionnaires ne reprendrait que lorsque le remboursement de l’Etat néerlandais serait achevé et les exigences de Bâle III, cadre réglementaire introduit à partir de 2013 dans le secteur bancaire et assurantiel, remplies.

« Nous devons encore payer 3Mds d’euros, avec les primes cela fait au total 4,5Mds », a expliqué M. Middendorff, affirmant qu’ING désirait effectuer ce remboursement « le plus vite possible ». En 2008, ING avait reçu une aide de l’Etat néerlandais de 10Mds d’euros, mais devait rembourser 15Mds d’euros, les intérêts étant fixés à 50%. En mai 2011, ING avait annoncé vouloir achever le remboursement en mai 2012.

Priorité au remboursement

Le bancassureur a indiqué vendredi que le remboursement fait partie de ses « priorités pour 2012 et 2013 ». « En 2011, les conditions des marchés sont devenues de plus en plus difficiles et volatiles et nous nous attendons à ce que cela reste le cas dans un futur proche », a indiqué Jan Hommen.

La banque désire également amener son ratio de fonds propres durs (capital et bénéfices mis en réserve rapportés aux prêts accordés) à 10% fin 2013, alors qu’il est « actuellement à 9,6% », a précisé Frans Middendorff. Vers 10h00 (09H00 GMT), l’action ING, cotée à la Bourse d’Amsterdam, était en baisse de 0,31% à 6,18 euros.

En novembre 2011, le groupe, qui emploie environ 100.000 personnes à travers le monde, avait annoncé un programme de réduction des coûts et la suppression de 2.000 emplois au sein de sa filiale de banque de détail aux Pays-Bas en 2012 et 2013.

La Haye, AFP, 13 janvier 2012