Indicateur : Le marché de la réassurance encore vulnérable à une attaque terroriste majeure

Selon Guy Carpenter & Company, les attaques terroristes à des niveaux historiquement élevés constituent encore un risque grave pour le marché de la réassurance, qui demeure vulnérable en cas d’attaque majeure.

Même si le marché de la réassurance continue à répondre aux exigences actuelles de transfert du risque de terrorisme, le dernier rapport de Guy Carpenter & Company (spécialiste du risque et de la réassurance ) sur le sujet est alarmant. L’étude montre que la menace terroriste est aujourd’hui mondiale, plus diversifiée et dispersée dans la nature. Les cibles sont plus faciles et les attaques plus localisées. Selon l’agence, le nombre d’attaques terroristes a culminé à plus de 14.400 en 2006, avec seulement une légère baisse dans la fréquence au cours des cinq dernières années.

La capacité de réassurance du terrorisme est évaluée à 6 à 8Mds de dollars disponibles sur le marché américain. L’offre dans le reste du monde est également excédentaire, mais le marché de la réassurance demeure vulnérable à une attaque terroriste majeure.

Selon Guy Carpenter, un important mouvement du marché pourrait rapidement faire basculer l’offre et la demande actuelles. De plus, la réassurance du capital alloué pour un risque terroriste est susceptible de continuer à être limitée et définie compte tenue de la nature incertaine de ce risque.

Une approche du terrorisme encore jeune

Le rapport a également redéfini la modélisation du risque terroriste (menace post-Ben Laden, territoires instables, risques futurs, etc) et révisé en profondeur le marché de la réassurance de la terreur dans le monde.

Selon Paul Knutson, spécialiste du risque terroriste, « la nature dynamique du terrorisme, et l’incertitude dans l’identification des cibles et la fréquence des attaques, exige une approche différente de la gestion des risques et donc une approche différente de ces derniers dans le transfert vers le marché de la réassurance ». « Par rapport aux risques naturels comme les ouragans et les séismes, les analyses de gestion du risque de terrorisme sont encore dans les premiers stades de leur évolution » conclut-il.