Etude : Les assureurs et les Big Data, la révolution culturelle

Le baromètre prospectif 2013 a été publié par l’Observatoire de l’évolution des métiers de l’assurance. Il démontre que le secteur est en pleine révolution culturelle et qu’il essaye d’intégrer petit à petit les nouveaux moyens de communication dans son analyse de la relation clients.

L’Observatoire de l’évolution des métiers de l’assurance a publié son baromètre prospectif 2013. Il en ressort que le secteur est en plein bouleversement économique, lié à l’essor des nouvelles technologies.

Norbert Girard, secrétaire général de l’Oema explique, que ” le phénomène Big Data va entraîner une nouvelle révolution dans le secteur, associé à deux autres phénomènes qui sont l’avènement des tablettes et le Cloud. On va avoir, à la fois, des sources de données radicalement nouvelles – qui vont permettre d’analyser plus finement les comportements des assurés, donc d’avoir d approches qui ne sont pas axées sur des logiques de produits ou sur le rattachement à une catégorie de type CSP – qui prennent en compte la réalité du comportement des consommateurs“.

Le Cloud, qui fonctionne de concert avec les tablettes, devient pour les assureurs un nouvel outil de communication. Ceci n’est pas une découverte mais son usage évolue. Le Big Data en étant une conséquence. “Le Cloud démontre que finalement on n’a pas nécessairement besoin d’être propriétaire de son application pour travailler et qu’on est de plus en plus dans une logique d’utilisation plus que de possession”, poursuit Norbert Girard.

Nouveau modèle économique

Les assureurs sont donc en plein changement de culture, changement qui touche le client et les services. L’essor de Facebook et de Twitter permet aussi au personnel de pouvoir travailler via leur propre matériel, chez eux, au bureau ou lors d’un déplacement. Un mode de vie qui permet aussi de développer la relation client et qui permet aussi de communiquer en interne avec les collaborateurs tout en n’étant pas régenté par l’entreprise elle-même.

Pour l’instant, le secteur découvre ces nouveaux modes de communication. Il les prend en compte au fur et à mesure. “Ce qui est en train de se mettre en place c’est le fait que l’assurance rentre dans une nouvelle phase de modernisation. Il y a eu la révolution agricole, la révolution industrielle, et aujourd’hui, c’est le secteur tertiaire qui fait sa révolution. Et le secteur de l’assurance en fait partie.” Il faut donc repenser la relation clients mais aussi l’initiation interne. La construction d’un nouveau modèle économique est en marche et ce modèle reste encore à inventer.