Edito : Les nouveaux marchands d’assurances

Internet est peut-être la plus grande boutique au monde.
Les clients viennent de partout, les achats sont faciles à réaliser, 24/24h et 7/7j, il n’y a pas de fermetures, pas de jours fériés, pas d’horaires, mais parfois, il n’y a pas grand monde non plus…

Est-ce pour ces raisons que la souscription en ligne ne décolle toujours pas ? Assurland, roi des sites internet vendant de l’assurance – même si dans son cas le terme de « vente » n’est pas le meilleur – l’affirme une nouvelle fois dans son observatoire.

Pire, il confirme que les internautes ne vont chercher sur les sites des compagnies que des informations, qu’elles soient tarifaires – les fameux devis – ou strictement liées à leurs contrats, souvent dans le cadre d’espace de gestion des contrats.

La question de la vente en direct par les assureurs, via leurs propres sites reste donc posée. Pour ceux qui détiennent des réseaux d’agents, la réponse est clairement non. Pour ceux qui travaillent avec des distributeurs fidèles depuis des années dans le courtage, la réponse est tout aussi claire.

Finalement, les assureurs ont-ils intérêt à vendre de l’assurance sur leurs sites ? A développer des plateformes dédiées, des moyens de payer en ligne, des stratagèmes d’acquisition de trafic supplémentaires et couteux ?

Prime au trafic

Je n’ai pas personnellement la réponse, et si je l’avais, je me ferais consultant.

Un consultant, un vrai, reconnu dans la profession, posait en ces termes la question : « Est-ce que Sony vend ses produits sur son site internet ? Non, il passe par des distributeurs agréés ». Les exemples ne manquent pas, les contre-exemples non plus d’ailleurs. « Que dire d’Apple » m’a-t-on rétorqué… Juste, mais Apple ne vend pas des produits très différent. Sorti de l’iPad, de l’iPhone et des quelques ordinateurs de sa gamme… Et puis Apple a créeé sa boutique pour vendre ses produits qui ne sont compatibles avec rien d’autre.

Or, que je sache, il est possible à un conducteur de berline allemande de s’assurer chez une compagnie qui assure également des citadines françaises, des poids lourds suédois…
L’idée sous-jacente serait donc de dire que certains réseaux sont si bien implantés et sont si performants qu’il n’y a pas de raisons valables de les concurrencer, surtout sur internet.

Voilà donc les comparateurs propulsés vers l’avant, et avec eux tous les courtiers qui sauront bénéficier du trafic. Ou plutôt, tous les sites pouvant s’appuyer sur un fort trafic bénéficieront d’un courtier pour vendre de l’assurance à leurs visiteurs. Les marchands d’assurances ne sont pas vraiment là où on l’imaginait.

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