Edito : L’assurance en toute franchise

Depuis deux jours, la presse généraliste ne parle que de ça : Wikileaks, des données classées secrètes, les embarras internationaux de petites phrases lâchées en off et qui n’auraient jamais dues être on.

Après les carnets de guerre venus d’Irak et d’Afghanistan, voici donc la diplomatie américaine livrée aux médias et donc, au public.
Point de Wikileaks dans l’assurance. Même si le controversé fondateur du site révèle ce 30 novembre que des banques américaines pourraient subir le même sort, les assureurs français sont encore assez à l’abri de tout dérapage de ce type.

L’assurance côté off

Quoi que… Imaginons ressortir toutes les petites phrases, les surnoms et autres « amabilités » que l’on surprend parfois, que l’on nous livre, entre deux petits fours avec un « c’est du off, hein » à nous comme à nos collègues qui suivent le secteur. Voilà un petit Wikileaks qui n’aurait pas beaucoup d’intérêt que celui de dire qu’untel n’apprécie pas untel, que machine est arrivée là grâce à M.Machin lui même très apprécié par tel autre. Mais qu’il faut conserver en mémoire, pour l’avenir.

Car peu de temps après, le off devient du on à la faveur d’une conférence de presse, d’une divergence très claire des points de vues, d’une nécessité absolue de faire savoir que le partenariat est rompu, que les appréciations divergent, que l’histoire est finie… et qui se retrouve dans les lignes d’une interview à un quotidien économique national. Là, forcément un peu déçu, on se dit « je le savais ».

Copinage en règle

La presse n’est pas en reste, bien sûr. Vous avez sûrement entendu parler de tel ou tel journaliste, « toujours bien renseigné(e), hein » avec ce petit sourire entendu, sur l’avenir de tel ou tel titre, sur les pratiques commerciales de tel autre, et tant d’autres, même à notre égard – signe que nous avons su prendre notre place dans le paysage – que nous même ne pouvons imaginer.

Pour conclure, joignant l’actualité avec un copinage à peine déguisé, et pour rester dans le décalage de ton, je ne me prive pas de vous annoncer l’arrivée de la Lettre de l’Assurance sur internet. La modernité a, semble-t-il, ouvert ses bras à Jacques de Baudus et il n’a logiquement pas pu résister. Simple, concis et efficace, les « faits » et le « tons » se sont numérisés, ce qui nous promet, si la réactivité est au rendez-vous, quelques bons mots (ou maux, c’est selon). Jetez-y un œil de temps en temps mais revenez vite nous voir.

Par contre, dans le train entre Paris et un siège de province ou en allant voir un client ou fournisseur parisien, faites une vraie pause avec la lecture du délectable « Ode aux Boucs » (du même auteur), qui n’est pas de la nature d’un Wikileaks puisque c’est une fiction et qu’il ne faudrait pas si tromper, mais qui m’inspire cette citation de Victor Hugo extraite de Quatre-vingt-treize : « La vérité légendaire est d’une autre nature que la vérité historique. La vérité légendaire, c’est l’invention ayant pour résultat la réalité ».