Edito : Deux années en une pour l’assurance ?

Y’a plus de saison.
Le froid et la neige était en avance et ont frappé fort en décembre. Du coup, le printemps arrive à grandes enjambées, l’été est prévu pour avril et en juin, il neige de nouveau…

Dis comme ça, ça peut paraître un peu tordu, mais deux années dans une, c’est un peu ce qu’a vécu l’assurance.
Justement, février dans l’assurance, c’est aussi l’époque des résultats pour les grandes sociétés. Dans un mois, nous aurons un aperçu de ce qu’ont réalisé les grands assureurs français et européens.

Alors que hier, le salon « Parapsy – arts divinatoires – Forme et bien-être » fermait ses portes à Paris – salon que nous n’avons pas couvert, l’assurance est tellement éloignée de l’art divinatoire – risquons nous à quelques projections.

Pour la FFSA, l’année s’est jouée en deux semestres bien distincts… Un premier plein de promesses en assurance-vie, avec une collecte en forte hausse, une concurrence des placements à court terme réduite. Entre janvier et juin, il y a tout de même eu des catastrophes naturelles et une certaine tension, sur les marchés financiers et sur les taux d’intérêts à long terme qui ont un peu entamé le moral des assureurs, mais n’ont fait que justifier l’inévitable hausse des tarifs.

Par contre, le second semestre a été plus morose. L’assurance-vie avait sa collecte ralentie, le dommage ne se redressait pas, au contraire même, et la légère correction tarifaire aperçue par le gendarme des affaires nouvelles Assurland ne comblait pas ce déséquilibre technique. Ajoutez à cela les perspectives financières toujours aussi incertaines et un gouvernement prompt à taxer le secteur, et, franchement, on avait connu meilleur second semestre.

Les résultats risquent d’être proches de ceux de l’année passée, avec peut-être une légère correction technique en dommages mais une performance moindre en épargne/vie, le tout affecté par ces marchés financiers capricieux, ces taux longs si bas… Une année en demi-teinte, ou en demi-ton. Une année en deux temps.