Edito : Assurer contre Google

Il se pourrait bien qu’il y a quelques jours, Google ait changé son algorithme de référence et, in fine, les résultats des recherches des internautes du monde entier.

Selon les blogs experts, souvent anglo-saxons, Google aurait profité du printemps pour se refaire l’algorithme, cette formule mathématique complexe, aussi secrète que la recette du Coca Cola.
Toujours est-il qu’avec cette nouvelle formule, les sites ont une fâcheuse tendance à être, peu à peu, en retrait dans les sacrosaints résultats du moteur de recherche.

Toute la sphère internet tremble. Google fait la pluie et le beau temps sur internet. Logiquement, un paquet de webmasters s’arrachent les cheveux et vont devoir retravailler sur les référencements des sites. Après un rapide examen des principaux sites d’assureurs français, il semblerait en effet que les trafics soient en baisse.

Pour notre « Top Web », nous utilisons le classement Alexa. L’Alexa Rank n’est pas parfait dans sa comptabilisation des visites, et ne donne qu’une idée, une première approche de la popularité d’un site que des statistiques plus affinées pourraient confirmer ou infirmer.

Le problème, c’est qu’il est très difficile de connaître la véritable popularité d’un site. En fonction de Google Analytics, de Médiamétrie ou d’autres encore, les résultats divergent assez fortement.

Ce qui est certain, c’est que bon nombre de sites, qui ne vendent rien, ne peuvent compter que sur ces outils pour avoir une idée de leur popularité et pouvoir en tirer des revenus publicitaires.

Pour les autres, l’importance est peut-être encore plus dans le référencement. Pour vendre des chaussures, des livres, des DVD, des voyages ou des produits d’assurances, le premier principe est d’apparaître tôt dans les résultats. Et Google l’aurait bien compris certes, mais aurait décidé de changer quelques petites choses.

Toujours selon les rumeurs webmasteriales américaines, Google en aurait marre de voir des sites marchands remonter dans ses résultats de recherche alors que la pertinence de son résultat n’est pas en phase avec le besoin de l’internaute. Ce serait également un bon moyen de mettre en avant ses « liens sponsorisés », ces « faux résultats » que les entreprises achètent à prix d’or pour apparaître dans les premiers résultats.

Imaginons maintenant qu’un site spécialisé dans la vente en ligne n’apparaisse plus du tout dans la première page de Google. Son activité serait en chute libre, l’investissement nécessaire à sa survie, conséquent. Il n’empêche que l’entreprise aurait un terrible manque à gagner, un sinistre de taille difficilement comparable puisque complètement nouveau.

Alors, des assureurs pourraient-ils assurer contre Google, ses sautes d’humeur, son emprise sur le web ? Le travail des actuaires risque d’être long. Il faudra trouver la bonne formule, mais, avec le temps, une telle assurance pourrait devenir inévitable.

Comments are closed.