Dette souveraine : La situation de la Grèce en suspens

La situation de la Grèce n’est toujours pas réglée. La troïka européenne, fraichement accueillie, a redémarré sa série d’entretiens avec le ministre des Finances.

Alors que l’Italie a subi les foudres punitives de Standard & Poor’s qui a dégradé la note de sa dette souveraine, alimentant les craintes de contagion, le cas de la Grèce n’est toujours pas stabilisé. Et bien que les assureurs soient, in fine, plus exposés à la dette italienne, l’idée d’un rééchelonnement de sa dette demeure encore bien loin.

Actuellement, les assureurs subissent donc plutôt l’effet des créances hellènes et leur impact sur les marchés. Après que différentes voix ont émis des avis autour d’une éventuelle mise en faillite de la Grèce, le pays ne parvenant pas à sortir la tête de l’eau, la mise en place du plan de secours reprend petit à petit.

Même les plus réticents commencent à plier. Le Bundestag, le parlement allemand, a donné son feu vert jeudi au renforcement du fonds de secours de la zone euro. La chancelière Angela Merkel avait de son côté déclaré attendre l’avis de la troika afin de savoir s’il était nécessaire ou non de renégocier.

La troika de retour à Athènes

Les émissaires européens de la commission et de la Banque centrale européenne, qui avaient suspendu leur visite le 2 septembre, constatant que les problèmes subsistaient dans les comptes publics d’Athènes, ont repris leur série d’entretiens avec le ministre des Finances Evangélos Vénizélos, jeudi. Le représentant du FMI doit arriver vendredi.

Sous la pression de ses créanciers, Athènes a annoncé la semaine dernière de nouvelles mesures de rigueur supplémentaires telles que la mise au chômage technique de 30.000 fonctionnaires, la baisse des retraites supérieures et l’abaissement du seuil d’imposition.

Un verdict déterminant pour les prochaines tranches d’aide

Un accueil glacial a été aux représentants européens, les syndicats de la fonction publique à Athènes protestant contre ces nouvelles mesures drastiques. Les manifestants ont envahi les ministères, obligeant le ministre des Finances à recevoir ses visiteurs dans d’autres locaux.

En fonction du verdict des émissaires européens sera ou non déboursé, le 13 octobre, 8Mds d’euros du prêt de 110Mds accordé à la Grèce en mai 2010. Leur avis sera également déterminant en vue du second plan d’aide de 160Mds d’euros décidé le 21 juillet, dans lequel les créanciers privés ont accepté une décote de 21% sur leurs obligations.