Baromètre : Le développement durable prend position dans le secteur

developpement durable ecologie environnement
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Le cabinet de conseil Euroland Consulting publie la deuxième édition du baromètre annuel confirme une réelle prise de conscience et un début de maturité du secteur de l’assurance sur les pratiques professionnelles liées au développement durable.

Cette enquête exclusive a été conduite au cours du deuxième trimestre 2010 auprès de 61 acteurs du secteur de l’assurance (mutuelles, mutuelles d’assurance, institutions de retraite et de prévoyance, assureurs, bancassureurs, assisteurs et courtiers).

Les différents acteurs de l’assurance constituant le panel ont vraiment pris la mesure des problématiques de développement durable/RSE et son rôle important dans la société actuelle puisque 90 % d’entre eux ont engagé une réflexion sur le sujet. Ils souhaitent y contribuer activement et assumer leurs responsabilités. D’ailleurs certains de ces professionnels préfèrent utiliser le terme de responsabilité sociétale ou RSE. Cet engagement est avant tout perçu comme un engagement éthique, et moins comme un facteur de différenciation ou une opportunité économique.

Les signes de maturité dans l’engagement développement durable s’expriment à travers :
– l’initiations d’actions concrètes ;
– l’ntégration au plan stratégique ;
– la prise en compte dans le reporting ;
– la mise en place d’une organisation dédiée ;
– des objectifs chiffrés.

L’analyse de ces signes de maturité confirme que la loi NRE (Nouvelles Régulations Economiques) de 2002, qui impose aux entreprises cotées de rendre compte dans leur rapport annuel d’éléments relatifs à leur politique environnementale et sociale, contribue favorablement à une prise de conscience plus marquée des acteurs concernés. En effet, ils sont les seuls à répondre à plus de 80 % sur les 5 signes de maturité identifiés et 100 % à avoir mis en place une organisation dédiée.

Les actions mises en œuvre pour concrétiser cet engagement couvrent les trois piliers du développement durable avec une place prépondérante de l’environnement. Le volet social maintient une place importante avec de significatifs efforts au niveau de la diversité, l’employabilité des handicapés et des seniors (signature de la Charte de la diversité ou accords internes). L’actualité sociale a en outre favorisé la prise en compte des risques psycho-sociaux. L’engagement dans le développement durable se matérialise aussi en termes économiques : plus de 60 % des entreprises proposent des offres spécifiques. Celles-ci peuvent être étroitement corrélées à l’activité de l’entreprise (ex : produits d’épargne responsable) ou être plus génériques (ex : offre récompensant
un comportement responsable du client).

Les assureurs redoutent néanmoins la banalisation du concept et l’impact des difficultés économiques (coût, orientation des marchés vers le court terme et crise économique).
En revanche, les contraintes réglementaires, la prise de conscience sociale croissante, la diffusion des bonnes pratiques, et l’urgence environnementale sont autant de moteurs favorisant l’essor du développement durable.