Axa / Grèce : Henri de Castries est ouvert aux deux scénarios proposés par la France

Le PDG d’Axa Henri de Castries s’est dit jeudi ouvert aux deux scénarios proposés par les créanciers privés français pour contribuer au nouveau plan d’aide à la Grèce, l’un optant pour des obligations à 30 ans et l’autre à 5 ans, a-t-il expliqué lors d’une conférence.

« Nous aimons les deux », a-t-il déclaré en réponse à une question sur l’option alternative à l’émission de titres à 30 ans présentée en début de semaine, qui engagerait les créanciers privés à réinvestir 90% des montants remboursés par l’Etat grec dans de nouvelles obligations à 5 ans. « Il y a des acteurs qui vont être intéressés par une version et d’autres qui le seront par l’autre », a-t-il ajouté. « Nous soutenons avec force la proposition française », a-t-il assuré.

« Nous sommes favorables à des solutions qui impliquent le plus de participants », a-t-il fait valoir. « Il est dans l’intérêt des institutions financières, et en particulier des européennes, de voir ce problème vraiment résolu », a expliqué le patron d’Axa, pour qui cette crise « soumet l’Europe à un poids disproportionné ». « L’Europe est en train de payer un prix trop élevé pour ce problème », a-t-il ajouté, jugeant que la situation occultait les atouts dont bénéficiait l’Union. Pour lui, « cela masque le fait que la plupart des entreprises européennes sont en bonne santé ».

A fin mars, l’exposition d’Axa à la dette grecque atteignait 1,1Md d’euros en brut et 300M en net, c’est-à-dire que des pertes éventuelles sur ces titres ne porteraient que sur ce second montant. Les assureurs ont, en effet, la possibilité de faire participer leurs assurés aux pertes qu’ils subissent, ce qui n’est pas le cas des banques, et peuvent également bénéficier d’un effet fiscal favorable, ce qui explique l’écart important entre les expositions brute et nette.

Preignac (Gironde), 30 juin 2011 (AFP)