Assurance / Séisme : La Nouvelle-Zélande prête à renflouer un assureur en difficulté

Le gouvernement néo-zélandais a indiqué jeudi être prêt à renflouer l’une des principales compagnies d’assurance du pays, mise à mal par les deux séismes survenus en six mois en Nouvelle-Zélande, qui l’obligent à effectuer de gros versements à ses assurés.

Le gouvernement est d’accord pour investir 500M de dollars néo-zélandais (271,3 M d’euros) dans AMI Insurance si nécessaire et pourrait même prendre le contrôle du groupe, a déclaré le ministre des Finances, Bill English.

« Ce programme de soutien sera mis en oeuvre en dernier recours, si les réserves d’AMI sont épuisées –à moins que l’Etat pense qu’il est dans l’intérêt public d’en prendre le contrôle, plus tôt », a souligné le ministre dans un communiqué.

Ce programme « donnera le temps à AMI de chercher une solution de marché face aux défis qu’elle affronte après les deux séismes de la région de Canterbury », a-t-il ajouté.

Christchurch, située dans la région de Canterbury (île sud) et deuxième plus grande ville de Nouvelle-Zélande, a subi deux tremblements de terre: le 4 septembre 2010, qui n’a pas fait de victime mais a provoqué des dégâts considérables, et le 22 février 2011, causant plus de 180 décès et la destruction d’un tiers du centre-ville.

La société AMI, qui n’est pas cotée en Bourse, avait assuré environ le tiers des habitations de Christchurch. « En raison des incertitudes sur le coût des dégâts occasionnés par le séisme, il est trop tôt pour savoir si AMI dispose de suffisamment de ressources pour répondre à toutes les demandes de remboursement », a expliqué le ministre.

Le montant total des remboursements n’est pas encore connu mais il pourrait manquer un milliard de dollars néo-zélandais à AMI, selon Bill English. L’engagement du gouvernement envers la société va rassurer le marché et permettra aux efforts de reconstruction de la ville de se poursuivre sans inquiétude, a-t-il dit.

 

Wellington, 7 avril 2011 (AFP)